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	<title>Section Dinah Derycke - Parti Socialiste de Lys-Lez-Lannoy &#187; Politique</title>
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	<description>Le site de la section PS de Lys-Lez-Lannoy</description>
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		<title>La gauche libérale en plein racisme social</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 09:02:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Hallucinante découverte que celle du débat, opportunément rapporté par Le Monde, à propos des couches sociales sur lesquelles il conviendrait que le Parti socialiste plaçât ses billes : jeunes, vieux ? Classes populaires, classes moyennes ? Inclus, exclus ? En soi, cette dernière classification effare : les repliés et les ouverts. Les frileux et les<br /><span class="excerpt_more"><a href="http://www.pslys.fr/la-gauche-liberale-en-plein-racisme-social">[continuer la lecture...]</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hallucinante découverte que celle du débat, opportunément rapporté par Le Monde, à propos des couches sociales sur lesquelles il conviendrait que le Parti socialiste plaçât ses billes : jeunes, vieux ? Classes populaires, classes moyennes ? Inclus, exclus ? En soi, cette dernière classification effare : les repliés et les ouverts. Les frileux et les conquérants. Transformation de la fracture sociale en clivage moral. Hier, on parlait des &laquo;&nbsp;classes dangereuses&nbsp;&raquo;. Elles sont devenues les classes &laquo;&nbsp;out&nbsp;&raquo; par opposition aux classes &laquo;&nbsp;in&nbsp;&raquo;. D&#8217;un côté, donc, des altruistes entreprenants, généreux et universalistes et, de l&#8217;autre, les rabougris, les ratatinés, les bas d&#8217;horizon sinon de plafond, dont la reproduction endogène rétrécit le mental.<br />
Le problème, c&#8217;est que les premiers sont ceux qui ont les moyens, par exemple de se tailler une place sur le marché chinois, voire de se faire adopter par l&#8217;intelligentsia new-yorkaise. Les autres, ceux qui défendent leur petite entreprise contre les diktats des centrales d&#8217;achat, leur commerce de proximité contre l&#8217;impérialisme de la grande distribution, leur emploi menacé par les délocalisations boursières, leur statut emporté par la dérégulation, leur pouvoir d&#8217;achat chahuté par une dévalorisation dont la mondialisation est le prétexte, ceux-là sont des &laquo;&nbsp;archaïques&nbsp;&raquo; à la vue courte qui restent agrippés comme des moules au rocher de leur égoïste immobilisme. Quand l&#8217;insécurisation dope l&#8217;ambition des premiers, les seconds fantasment une insécurité qui la verrouille. Ceux-là n&#8217;hésitent pas à aventurer leurs flux de capitaux à l&#8217;étranger, ceux-là voient dans tout flux d&#8217;étrangers une menace pour leur travail.<br />
Salaud de pauvres ? Même sous Guizot on n&#8217;aurait pas osé. Au fond, on n&#8217;aura rarement été aussi loin dans le racisme social. D&#8217;ailleurs, s&#8217;adresser aux premiers ce n&#8217;est pas du &laquo;&nbsp;bourgeoisisme&nbsp;&raquo; et, de toute façon, c&#8217;est propre, mais s&#8217;adresser aux seconds, c&#8217;est du &laquo;&nbsp;populisme&nbsp;&raquo;, et c&#8217;est sale.<br />
Ai-je bien compris ? Admettons, pour être très large, que 20 % de nos concitoyens, accros à la mondialisation, soient les bénéficiaires de toutes les &laquo;&nbsp;ouvertures&nbsp;&raquo; sur le grand large. Que 20 % y soient idéologiquement acquis sans en être bénéficiaires. Est-ce à dire que les 60 % qui restent, c&#8217;est-à-dire, pour l&#8217;essentiel, non seulement le chômeur, l&#8217;ouvrier ou l&#8217;employé, mais le travailleur indépendant, le commerçant de quartier, l&#8217;artisan, le petit entrepreneur, le paysan non productiviste, que ceux-là, donc, il faille les larguer, les jeter, ou les brader au Front national ?<br />
Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une élection &laquo;&nbsp;démocratique&nbsp;&raquo; exactement ? L&#8217;occasion de présenter au pays une vision, une orientation, de lui proposer des choix, des approches, des solutions : ce qui implique de prendre en compte l&#8217;ensemble de ses composantes, de s&#8217;adresser à lui dans sa globalité diverse ? Ou bien s&#8217;agit-il d&#8217;une manière de shopping à l&#8217;occasion duquel on achète, comme dans un souk, ce qui fera le plus d&#8217;usage pour le plus petit coût ? &laquo;&nbsp;Le vieux, dit celui-là, mauvaise affaire, il vote à droite.&nbsp;&raquo;"Le jeune, nuance l&#8217;autre, pas intéressant, ça ne vote pas.&nbsp;&raquo; Les ouvriers ? Produit périmé. Les employés ? Défraîchis. Mais non, clame-t-on, en réaction, le pauvre est récupérable, rafistolable. Le peuple, une fois nettoyé de ses scories, reste un placement intéressant. Va-t-on risquer tous ses avoirs sur ces produits dérivés que sont les classes moyennes ? Marché porteur, conseille-t-on ici ; investissement spéculatif, corrige-t-on là.<br />
Jusqu&#8217;ici c&#8217;est ainsi, en effet, que raisonnaient les experts électoraux du camp sarkozyste. Le sociologisme de marché aurait donc fait des émules à gauche. Régression absolue. Il ne s&#8217;agit plus d&#8217;aller vers la nation &laquo;&nbsp;une et indivisible&nbsp;&raquo; (formule ringarde, dira-t-on), mais de rafler les plus rentables de ses actifs, voire les plus accessibles de ses passifs, de préempter des parts de marché. Des élections ou des soldes ? De la politique ou du boursicotage ?<br />
Peut-être est-ce cela qu&#8217;on appelle la &laquo;&nbsp;fin des idéologies&nbsp;&raquo;. Constat : quand il faudrait intégrer solidairement autour de valeurs et de principes, fédérer les différences et optimiser les diversités, on parcellise en fonction d&#8217;un pur &laquo;&nbsp;raisonnement comptable&nbsp;&raquo;, comme disent les syndicats. Au lieu de projeter une finalité collective, on anticipe des réactions catégorielles d&#8217;intérêts.<br />
Et cela débouche sur le comble : inutile de chercher à reconquérir le peuple, nous explique l&#8217;honorable fondation Terra Nova, il est passé de l&#8217;autre côté. Celui de la fermeture. Prendre en compte ses rétractions et ses aspirations reviendrait donc à sombrer dans le &laquo;&nbsp;social-populisme&nbsp;&raquo;. Pouah ! Dans ce cas, il faut oser aller plus loin dans la franchise cynique et prévenir, dès maintenant, les militants républicains démocrates que Nicolas Sarkozy sera réélu&#8230; contre Marine Le Pen.</p>
<p>Jean-François Kahn, essayiste Article paru dans l&#8217;édition du Monde du 06.07.11</p>
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		<title>Les régions demandent l&#8217;abrogation de la loi sur la réforme territoriale</title>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2011 08:58:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Birame Ndiaye</dc:creator>
				<category><![CDATA[Points de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Décentralisation]]></category>
		<category><![CDATA[Point de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Association des régions de France entend faire de son &#171;&#160;acte III de la décentralisation&#160;&#187; l&#8217;un des grands rendez-vous de la campagne présidentielle. Au menu : clarification des compétences entre Etat et régions, réforme de la fiscalité et pouvoir normatif. L&#8217;Association des régions de France (ARF) a fait son entrée dans la campagne présidentielle, mercredi 13<br /><span class="excerpt_more"><a href="http://www.pslys.fr/les-regions-demandent-labrogation-de-la-loi-sur-la-reforme-territoriale">[continuer la lecture...]</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&#8217;Association des régions de France entend faire de son &laquo;&nbsp;acte III de la décentralisation&nbsp;&raquo; l&#8217;un des grands rendez-vous de la campagne présidentielle. Au menu : clarification des compétences entre Etat et régions, réforme de la fiscalité et pouvoir normatif.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Association des régions de France (ARF) a fait son entrée dans la campagne présidentielle, mercredi 13 avril, en présentant l&#8217;ébauche de son &laquo;&nbsp;acte III de la décentralisation&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;Des régions plus fortes pour une France plus efficace.&nbsp;&raquo; Et les régions ne prennent pas de détour. Elles demandent l&#8217;abrogation de la loi du 16 décembre 2010. &laquo;&nbsp;Dans sa totalité&nbsp;&raquo;, a martelé le président de l&#8217;ARF, Alain Rousset. Loi qui, selon lui, n&#8217;a &laquo;&nbsp;absolument rien fait pour la répartition des compétences&nbsp;&raquo;. Et d&#8217;ironiser sur la mission du maire de Sarlat, Jean-Jacques de Peretti, &laquo;&nbsp;dont le contenu ne consiste pas à clarifier&nbsp;&raquo;. C&#8217;est donc le point sur lequel les régions entendent appuyer. L&#8217;Etat est ainsi invité à se &laquo;&nbsp;regrouper sur ses compétences régaliennes&nbsp;&raquo;, alors qu&#8217;&nbsp;&raquo;en dépit de ses problèmes budgétaires massifs, [...] il continue de vouloir intervenir en toutes choses&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Etre à la fois à la tour de contrôle, au poste de pilotage et à la soute pour remplir les bagages, tout cela va conduire à un accident aérien grave, à une disparition des écrans de radar&nbsp;&raquo;, a averti le président de la région Aquitaine.<br />
L&#8217;ARF demande dans le même temps d&#8217;approfondir les transferts aux régions en matière d&#8217;innovation et de développement économique, d&#8217;éducation, de formation professionnelle ou de transports. Et le modèle allemand revient souvent dans la bouche du président de l&#8217;ARF, notamment en ce qui concerne le développement économique. La France a &laquo;&nbsp;un système qui mécaniquement désindustrialise&nbsp;&raquo;, a-t-il expliqué, en reproduisant son schéma centralisateur au profit des grands groupes. A l&#8217;inverse de l&#8217;Allemagne dont la force réside dans ses grosses PME. Mais pour renforcer la taille de leurs entreprises, les régions doivent avant tout &laquo;&nbsp;renforcer leur capacité d&#8217;investissement&nbsp;&raquo;.<br />
Ressources propres</p>
<p style="text-align: justify;">Les régions militent depuis longtemps pour la création d&#8217;un service public régional de l&#8217;orientation, de la formation et de l&#8217;emploi. Ce qui passe, selon le document de l&#8217;ARF, par la maîtrise de la carte des formations techniques, professionnelles et agricoles. Pour Alain Rousset, la double compétence de Pôle emploi (insertion et indemnisation des chômeurs) est un &laquo;&nbsp;échec&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Il appartient aux régions de porter ce métier de la réinsertion, a-t-il insisté. Aujourd&#8217;hui, des centaines d&#8217;organismes font le même job, sans gouvernance, sans pilotage.&nbsp;&raquo;<br />
Autre chantier développé par l&#8217;ARF : la réforme de la fiscalité, avec un impératif de ressources fiscales dédiées&#8230; Plusieurs pistes sont avancées : un taux additionnel régional du versement transport sur les entreprises, un prélèvement sur l&#8217;activité des sociétés d&#8217;autoroute ou une taxe sur le numérique.<br />
Enfin, les régions revendiquent un véritable pouvoir normatif, qui rendrait &laquo;&nbsp;prescriptifs&nbsp;&raquo; les documents stratégiques tels que les schémas régionaux de développement économique et les contrats de plan régional de développement des formations professionnelles. Et ce, &laquo;&nbsp;avant 2012&#8243;.<br />
L&#8217;association dispose de quelques mois pour affiner ses propositions dans l&#8217;espoir d&#8217;infléchir la position des futurs candidats. Elle les présentera officiellement les 17 et 18 novembre, lors de son congrès de Tours. Tout un symbole.</p>
<p style="text-align: justify;">Michel Tendil</p>
<p style="text-align: justify;">Source : <a href="http://www.localtis.info" target="_blank">Localtis</a></p>
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		<title>Bonne teuf…</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2011 12:40:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francis Vanlierde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est le 1er Mai et c’est aujourd’hui la « Fête du Travail ».
Comme chaque année, dans notre beau pays de Liberté, chacun aura sa façon bien perso de « fêter » l’événement………

Pour celles et ceux qui savent de quoi ils parlent, ils la joueront collectif :
Une manif. Et un défilé derrière des banderoles syndicales en mémoire à ceux qui se sont battus à Washington ou à Fourmies en y laissant leur vie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est le 1er Mai et c’est aujourd’hui la « Fête du Travail ».<br />
Comme chaque année, dans notre beau pays de Liberté, chacun aura sa façon bien perso de « fêter » l’événement………</p>
<p style="text-align: justify;">Pour celles et ceux qui savent de quoi ils parlent, ils la joueront collectif :<br />
Une manif. Et un défilé derrière des banderoles syndicales en mémoire à ceux qui se sont battus à Washington ou à Fourmies en y laissant leur vie.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres se retrouveront dans une Mairie à recevoir une belle médaille pour ces années de labeur…..aujourd’hui devenue une « faveur », confrontés à la réalité de millions de chômeurs et d’emplois précaires que la jeunesse sans avenir ne puisse même plus croire en rien et n’en ont plus rien à foutre de ces machins.</p>
<p style="text-align: justify;">Les rues auront à chaque carrefour leurs vendeurs « à la sauvette » de brins de muguet, achetés en quantité pour se faire un peu de blé (non imposé) et seront concurrencés par les grandes surfaces ouvertes au mépris de leurs ouvriers.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains en profiteront pour rester chez eux en ce dimanche férié qu’ils comptabiliseront avec amertume comme une journée « perdue » car tombant un dimanche et philosophes diront que : vraiment cette année 2011 c’est vraiment une année pour les patrons !</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, celles et ceux pour qui ce jour restera amer et auxquels j’aimerai tant m’associer seront nombreux : les chômeurs de longues dates, les salariés d ‘aujourd’hui qui sont menacés dès demain ( localement les 3 SUISSES où l’on a encore annoncé cette semaine des centaines d’emplois supprimés) les victimes de chez STEIN qui voient leur combat juridique contre l’amiante sans cesse repoussé d’année en année, les familles de ces cadres de FRANCE TELECOM ou d’autres grosses boites  qui se suicident, s’immolant  ou se pendant sur le lieu de travail en dénonçant le stress qu’ils subissent quotidiennement afin que les actionnaires puissent continuer à s’en mettre plein les poches.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, je pense à ces fonctionnaires qui voient leurs salaires gelés et les départs non compensés afin d’accroître leurs charges et les 800 suppressions de postes d’enseignants sur l’académie de Lille dont l’illustration sur notre commune se fera sentir à la rentrée à la maternelle Marie Curie.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors souhaitons nous une BONNE TEUF du 1er. MAI 2011 sans trop parler de la «  fête du travail »  qui n’a plus grand sens aujourd’hui dans ce monde d’exploitation outrancière qui engendre tant de misère !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;extrême droite c&#8217;est quoi?  d&#8217; H.J.F. MOREL</title>
		<link>http://www.pslys.fr/lextreme-droite-cest-quoi-d-h-j-f-morel</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 14:18:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Points de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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		<description><![CDATA[Il faut être naïf pour croire que la droite et l'extrême droite ne seraient pas capables d'organiser une manif afin à la fois de fausser les primaires, et, pourquoi pas, faire croire que l'électorat de gauche "demande" une candidature de Sarkozy ou Lepen. Leurs militants, même minoritaires, n'hésiteront pas à se faire passer pour des électeurs de gauche, et même à s'engager par signature.. alors qu'ils n'en n'ont rien à foutre. Le but étant le "spectacle".

En effet, ils peuvent très bien fabriquer de toutes pièces bulletins de votes et appels pour de telles candidatures, afin de créer un problème ou un coup médiatique, sapant lesdites primaires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il faut être naïf pour croire que la droite et l&#8217;extrême droite ne seraient pas capables d&#8217;organiser une manip afin à la fois de fausser les primaires, et, pourquoi pas, faire croire que l&#8217;électorat de gauche &laquo;&nbsp;demande&nbsp;&raquo; une candidature de Sarkozy ou Lepen. Leurs militants, même minoritaires, n&#8217;hésiteront pas à se faire passer pour des électeurs de gauche, et même à s&#8217;engager par signature.. alors qu&#8217;ils n&#8217;en n&#8217;ont rien à foutre. Le but étant le &laquo;&nbsp;spectacle&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, ils peuvent très bien fabriquer de toutes pièces bulletins de votes et appels pour de telles candidatures, afin de créer un problème ou un coup médiatique, sapant lesdites primaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc rappeler le plus largement possible ce qu&#8217;est l&#8217;extrême droite (et son déviationnisme qu&#8217;est le sarkozysme). Alors, l&#8217;extrême droite c&#8217;est quoi? Sans remonter jusqu&#8217;à la guerre de 14/18, l&#8217;extrême droite, qu&#8217;importe comment elle se déguise, reste toujours la même. C&#8217;est:</p>
<p style="text-align: justify;">•caresser dans le sens du poil toutes aspirations sommaires du peuple, et ses rancœurs.<br />
•faire croire qu&#8217;on y adhère et que l&#8217;on peut protéger le peuple<br />
•faire miroiter des propositions qui vont dans ce sens, tout en sachant, comme le prouve l&#8217;histoire partout, qu&#8217;il y aura toujours des &laquo;&nbsp;prétextes&nbsp;&raquo; pour oublier les promesses, et mettre en place le vrai programme de l&#8217;extrême droite.<br />
•faire croire que tous les élus (les &laquo;&nbsp;politiques&nbsp;&raquo; comme ils disent) sont tous pareils et tous pourris&#8230; alors que sans avoir à gratter bien profond, la prétendue virginité à laquelle l&#8217;extrême droite veut faire croire, s&#8217;étiole et disparaît dès que l&#8217;on regarde un peu ce que font ses dirigeants, ses membres actifs, et tous les nostalgiques des années 30 et 40 lors de leurs réunions, commémorations &#8230; ou stages de formation au combat et à la guérilla.<br />
La démonstration des pratiques habituelles de l&#8217;extrême droite est caractérisée par ce qui s&#8217;est passé tant à Vitrolles du temps de MAIGRET, qu&#8217;à TOULON, du temps de CHEVALIER:</p>
<p style="text-align: justify;">•passe-droits<br />
•suppression des subventions et aides aux associations humanitaires<br />
•embauches de &laquo;&nbsp;miliciens&nbsp;&raquo; dans les polices municipales (avec tout ce que cela comporte)<br />
•détournements de fonds publics, favoritisme, pressions exercées tout contestataire local<br />
•marchés truqués<br />
•etc..<br />
pour lesquels ils ont été condamnés.</p>
<p style="text-align: justify;">La face cachée de l&#8217;extrême droite, en cas de prise de pouvoir, c&#8217;est:</p>
<p style="text-align: justify;">•l&#8217;interdiction du droit de manifester et de grève, de réunions politiques et syndicales<br />
•les fichiers des opposants<br />
•la ségrégation ethnique (après les &laquo;&nbsp;juifs&nbsp;&raquo;.. qu&#8217;ils n&#8217;ont pas oubliés&#8230;, c&#8217;est surtout désormais les immigrants et autres étrangers &laquo;&nbsp;qui viennent manger le pain des français et leur système social&nbsp;&raquo;)<br />
•la mise en place de milices (les &laquo;&nbsp;chemises brunes&nbsp;&raquo;) un peu partout pour contrôler la population, où celui qui ne convient pas doit &laquo;&nbsp;disparaître&nbsp;&raquo;. N&#8217;oublions pas les désastres de ces miliciens pendant la guerre, co-responsables avec les allemands des assassinats de la population et des résistants -soit plus de 100 000 résistants morts pour ne plus avoir ça- et de députés et ministres du front populaire.. alors que certains discours de cette extrême droite voudrait nous faire croire qu&#8217;ils sont &laquo;&nbsp;patriotiques&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;glorifiant&nbsp;&raquo; la France alors qu&#8217;ils ont tous participé avec Pétain, à sa haute trahison dans les faits, malgré leurs discours.<br />
•contrôler l&#8217;information, un peu plus qu&#8217;aujourd&#8217;hui et plus directement que ce qui se passe de façon insidieuse à l&#8217;heure actuelle dans nombre de supports.<br />
•la suppression des aides publiques aux organismes de secours et associations<br />
•les restrictions sur les conditions de retraite et les pensions<br />
•la suppression de la CMU et autres secours sociaux aux plus démunis<br />
•une nouvelle fiscalité débouchant sur un alourdissement des impôts, notamment à tous ceux qui, à ce jour, paient moins de 1000 euros, ou pas du tout.<br />
•l&#8217;effondrement de l&#8217;économie nationale par la sécession aux engagements irrévocables de la France en matière de marché commun, monnaie, et relations extérieures; sans pouvoir proposer en fin de compte comment l&#8217;Europe peut devenir une structure au service des citoyens et non seulement du marché; et l&#8217;explosion des prix et des charges à faire supporter au peuple par voies de conséquences.<br />
•la suppression de toutes contributions d&#8217;assistances sociales à ceux qui, bien que français depuis maintenant et en remontant jusqu&#8217;à 3 ou 4 générations en arrière, ou résident en France depuis longtemps et cotisants aux organismes sociaux, y ont droit comme tous français.<br />
•les restrictions sur l&#8217;indemnisation du chômage.<br />
•l&#8217;interdiction , sous la pression des groupes de catholiques d&#8217;extrême droite qui la compose, de la contraception et de l&#8217;avortement.<br />
•etc..<br />
Le tout, en voulant se présenter d&#8217;un comportement contraire, et en faisant croire à un &laquo;&nbsp;programme&nbsp;&raquo;, alors que justement, l&#8217;extrême droite n&#8217;a ni programme républicain, ni les membres compétents qu&#8217;il faut avoir pour gérer un pays ou une collectivité locale, et respecter le droit; ni les aptitudes à respecter un quelconque engagement (tant interne, que vis-à-vis de ses promesses, que vis-à-vis des obligations avec le reste du monde).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;amateurisme de Sarkozy au pouvoir, et de toute son équipe, nous ont déjà montré l&#8217;ampleur des dégâts perpétrés par leurs désastres économiques et sociaux que nous subissons, pour qu&#8217;il faut à tout prix éviter une nouvelle &laquo;&nbsp;aventure&nbsp;&raquo;, qui celle-ci, serait irrémédiablement irréparable, et plongerait la France dans une tiers-mondisation plus profonde, irréversible.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est cela la réalité de l&#8217;extrême droite, et dont nous devons nous prémunir et le faire comprendre à ceux qui se laissent endormir à ce jour, par elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, la gauche doit non seulement s&#8217;unir dès le premier tour des présidentielles sur la base d&#8217;un programme commun de gouvernement réunissant le PS, les Écologistes, le front de gauche et le NPA, mais le PS doit procéder autrement que par les primaires proposées pour choisir un candidat s&#8217;engageant sur ce dit programme.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pourquoi, alors qu&#8217;un quatuor de candidats potentiels voulant transformer la France (Aubry,DSK, Fabius, Montebourg), non-portés pour l&#8217;instant par des manœuvres de médiatisation comme on le voit pour certains, doit finir par obliger à un consensus entre eux, je signe la pétition lancée par Michel Vauzelle afin de stopper l&#8217;affaire des primaires et de passer à la désignation d&#8217;un candidat commun à la gauche. Dont les engagements d&#8217;une mise en place d&#8217;un tel programme commun seront garantis par le fait qu&#8217;un pays ne se gouverne pas par un &laquo;&nbsp;général en chef&nbsp;&raquo; ordonnant à une armée de godillots, mais par l&#8217;action conjuguée et commune des élus nationaux, un gouvernement issu des dits élus, et les élus des collectivités locales, départementales et régionales&#8230; indispensables courroies de transmission sur le terrain, de la politique gouvernementale.</p>
<p style="text-align: justify;">La droite a démontré qu&#8217;elle n&#8217;était pas capable ni compétente pour le faire, alors l&#8217;extrême droite.. n&#8217;en parlons pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Le tout, en attendant que la gauche se décide enfin de dresser un inventaire détaillé et précis de ce qu&#8217;elle a déjà apporté aux Français&#8230; ainsi qu&#8217;un inventaire des désastres subis depuis.</p>
<p style="text-align: justify;">Amitiés FRATERNELLES Socialistes.</p>
<p style="text-align: justify;">H.J.F. MOREL</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.nouvelle-alternative-socialiste.org" target="_blank">www.nouvelle-alternative-socialiste.org</a></p>
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		<title>Quelle réforme fiscale se dessine en creux des annonces faites par François Fillon ?</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 10:25:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour Thomas Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris et co-auteur du livre «Pour une révolution fiscale», cette réforme profite surtout à ceux qui détiennent déjà un patrimoine important, au détriment des classes moyennes.
La «réforme» consiste en gros à remplacer un cadeau aux plus riches par un autre cadeau aux plus riches... Le bouclier fiscal est supprimé, mais la piste qui semble se préciser aujourd'hui, c'est que l'argent qu'on va économiser avec cette suppression sera rendu à 300.000 contribuables à l'impôt sur la fortune.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour Thomas Piketty, professeur à l&#8217;Ecole d&#8217;économie de Paris et co-auteur du livre «Pour une révolution fiscale», cette réforme profite surtout à ceux qui détiennent déjà un patrimoine important, au détriment des classes moyennes.<br />
La «réforme» consiste en gros à remplacer un cadeau aux plus riches par un autre cadeau aux plus riches&#8230; Le bouclier fiscal est supprimé, mais la piste qui semble se préciser aujourd&#8217;hui, c&#8217;est que l&#8217;argent qu&#8217;on va économiser avec cette suppression sera rendu à 300.000 contribuables à l&#8217;impôt sur la fortune.<br />
L&#8217;une des pistes évoquées pour les en sortir [François Fillon n'a pas précisé de quelle façon seront sortis de l'ISF ces 300.000 contribuables, ndlr] est l&#8217;augmentation du seuil d&#8217;imposition de l&#8217;ISF. Il est actuellement de 800.000 euros et pourrait être relevé à 1,3 million d&#8217;euros.<br />
Il s&#8217;agit d&#8217;un seuil de patrimoine imposable au sens de l&#8217;ISF, et non d&#8217;un seuil de patrimoine réel. Il faut y ajouter toutes sortes de niches fiscales et un abattement de 30% sur la résidence principale. En pratique, le seuil de patrimoine réel qu&#8217;il faut dépasser pour commencer à payer l&#8217;ISF est donc actuellement d&#8217;environ 1,2 million d&#8217;euros, et il passera dans la réforme proposée à 1,9 million d&#8217;euros. Et n&#8217;oublions pas que l&#8217;on peut bien sûr déduire les emprunts immobiliers.<br />
Pour résumer, ce qu&#8217;annonce Fillon, c&#8217;est donc qu&#8217;il a de l&#8217;argent à distribuer pour ceux qui ont entre 1,2 et 1,9 millions d&#8217;euros de patrimoine&#8230; Mais en vérité la France n&#8217;a pas les moyens de telles largesses!<br />
A qui profiterait la réforme? Qui néglige-t-elle?<br />
Ce gouvernement bling-bling fait le choix des patrimoines déjà constitués et tourne le dos aux classes moyennes et aux jeunes.<br />
Actuellement, même avec un bon salaire, 3000 euros par mois, 5000 euros par mois, ou même 10.000 euros par mois, les gens n&#8217;arrivent pas à devenir propriétaires à Paris. Ils aimeraient bien être imposables à l&#8217;ISF, mais ils restent souvent locataires toute leur vie! Et quand par miracle ils parviennent à acheter un appartement, il s&#8217;agit le plus souvent d&#8217;un appartement qui vaut au maximum 600.000 ou 900.000 euros, et ils se retrouvent avec un énorme emprunt sur le dos jusqu&#8217;à 50 ou 60 ans. Les gens qui n&#8217;héritent pas n&#8217;ont donc aucune chance de dépasser le seuil de 1,2 million d&#8217;euros pour être imposables à l&#8217;ISF, sauf peut-être à 60 ou 70 ans!<br />
En gros, le gouvernement dit à toutes ces personnes qui n&#8217;ont que leur travail pour vivre: «Vous n&#8217;êtes pas ma priorité, je préfère consacrer mes maigres marges de manœuvre budgétaire à ceux qui possèdent déjà un patrimoine compris entre 1,2 et 1,9 millions d&#8217;euros». Autrement dit des gens qui sont déjà installés, qui sont d&#8217;une moyenne d&#8217;âge plutôt élevée. C&#8217;est une réforme faite contre les gens qui sont dans leur ascension sociale.<br />
S&#8217;agit-il d&#8217;une réforme d&#8217;ampleur?<br />
Il faut être clair: il n&#8217;y a aucune volonté de réforme fiscale, seulement une volonté de supprimer le boulet politique qu&#8217;est devenu le bouclier fiscal, sans avoir l&#8217;air trop bête. Le problème, c&#8217;est que le gouvernement ne fait pas qu&#8217;effacer ses bêtises, il en invente de nouvelles.<br />
Le quinquennat qui s&#8217;achève est vraiment un quinquennat pour rien en matière fiscale. On a introduit des niches fiscales invraisemblables en début de mandat, et on les supprime à la fin. Ce qui m&#8217;intéresse maintenant, c&#8217;est de savoir si nous aurons un vrai débat fiscal en 2012. Ce débat doit d&#8217;abord porter sur une véritable réforme de l&#8217;impôt sur le revenu, qui est totalement mité par les niches fiscales et a besoin d&#8217;être entièrement refondé.<br />
La convergence avec l&#8217;Allemagne, qui aurait aussi supprimé son impôt sur la fortune, est mise en avant pour justifier cette réforme. Ce rapprochement est-il opportun?<br />
C&#8217;était déjà l&#8217;argument pour instaurer, puis pour supprimer le bouclier fiscal. Or en Allemagne il n&#8217;y a jamais eu de bouclier fiscal. Et il n&#8217;y a jamais eu non plus d&#8217;impôt sur la fortune! L&#8217;impôt sur le patrimoine auquel fait référence Nicolas Sarokzy et qui a été supprimé en Allemagne n&#8217;a absolument rien à voir avec l&#8217;ISF français: il s&#8217;agissait d&#8217;un très vieil impôt basé sur des valeurs cadastrales, et qui ressemblait bien davantage à notre taxe foncière qu&#8217;à l&#8217;ISF. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela qu&#8217;il a été supprimé: il y avait rupture du principe d&#8217;égalité devant l&#8217;impôt (en Allemagne comme en Espagne).<br />
L&#8217;ISF français est au contraire un impôt moderne, créé dans les années 1980-1990, et qui s&#8217;appuie sur les valeurs de marché au 1er janvier. Au moins, c&#8217;est la même règle pour tout le monde. Le problème, c&#8217;est qu&#8217;on a affaire à un gouvernement qui ment effrontément et pollue le débat avec des comparaisons internationales totalement farfelues.<br />
Cette réforme est-elle de nature à lutter contre l&#8217;évasion fiscale, autre argument avancé par le gouvernement?<br />
Sortons de l&#8217;idéologie et regardons les chiffres. Les patrimoines français ne se sont jamais aussi bien portés. On le voit sur le niveau des prix de l&#8217;immobilier à Paris: il faut un niveau de patrimoine et de prospérité important pour soutenir ce niveau des prix. Les patrimoines déclarés à l&#8217;ISF ont augmenté très vite ces quinze dernières années, plus vite encore que les cours boursiers et immobiliers. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour ça que ça coûte très cher de le supprimer et que, apparemment, le gouvernement va finir par ne pas le supprimer. Si vraiment les patrimoines foutaient le camp, cet impôt ne rapporterait rien et il n&#8217;y aurait aucun problème à le supprimer.<br />
Nous sommes dans une période historique où les patrimoines prospèrent mais où les revenus stagnent. Ce n&#8217;est pas du tout le moment de détaxer les patrimoines! D&#8217;autant plus que cela contribue à doper l&#8217;inflation immobilière et à empêcher ceux qui veulent entrer dans le jeu, qui ont un salaire élevé mais pas encore de patrimoine, de le faire. La priorité absolue de la politique fiscale doit être de consacrer toutes les marges de manœuvre disponibles à réduire les prélèvements pesant sur ceux qui n&#8217;ont que leur travail pour vivre (salariés et non-salariés). Extrait  du site du journal  Libération</p>
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		<title>LYSSOISES, LYSSOIS,</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 08:32:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francis Vanlierde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil Municipal]]></category>
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		<category><![CDATA[Lys Lez Lannoy]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis des années l’opposition locale se présente comme « apolitique »…. Sans doute de peur d’être assimilée au Front National par ses propos haineux …même quand elle vous présente ses vœux ! Elle vous ment en permanence….Ainsi, on lit dans la presse que Gaétan JEANNE, chef de file de cette association qui rêve d’être votre nouveau Maire en 2014, par la bouche de VERCAMER est « un militant actif du nouveau centre » !
BAS LES MASQUES clame cette « association apolitique » dans le dernier LYS MAG’
On serait tentés de lui retourner l’expression, elle qui fédère les membres actifs du NOUVEAU CENTRE, de l’U.M.P., du MODEM sur Lys et s’évertue, tel le F.N., à instrumentaliser la peur et dresser les habitants les uns contre les autres sur le thème de l’insécurité en désignant toujours des boucs émissaires qui n’auraient pas des origines gauloises…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis des années l’opposition locale se présente comme « apolitique »…. Sans doute de peur d’être assimilée au Front National par ses propos haineux …même quand elle vous présente ses vœux ! Elle vous ment en permanence….Ainsi, on lit dans la presse que Gaétan JEANNE, chef de file de cette association qui rêve d’être votre nouveau Maire en 2014, par la bouche de VERCAMER est « un militant actif du nouveau centre » !<br />
BAS LES MASQUES clame cette « association apolitique » dans le dernier LYS MAG’<br />
On serait tentés de lui retourner l’expression, elle qui fédère les membres actifs du NOUVEAU CENTRE, de l’U.M.P., du MODEM sur Lys et s’évertue, tel le F.N., à instrumentaliser la peur et dresser les habitants les uns contre les autres sur le thème de l’insécurité en désignant toujours des boucs émissaires qui n’auraient pas des origines gauloises…<br />
Ils disent tout et n’importe quoi……un seul exemple : Ils s’insurgent que nos chômeurs quittent des structures qui nous coûtent davantage que celles de Roubaix et nous reprochent (à tort) de ne pas faire d’économies ?<br />
Parce que nous sommes fiers du travail déjà accompli par nos élus nous ne pouvons accepter qu’ils continuent de vous faire croire que depuis 3 ans votre ville irait mal…..et ce, à la veille du budget 2011 en équilibre et sans hausse d’impôts communale : Preuve qu’ être de gauche n’est pas synonyme d’incompétence au contraire et nous n’avons pas à rougir de la façon dont LYS lez Lannoy est gérée depuis 2008 avec des idées progressistes, et ce, malgré la crise et le manque de moyens infligés par l’Etat.<br />
Il faut réellement être de mauvaise foi pour nier tout le travail  réalisé par l’équipe conduite par notre camarade Josiane WILLOQUEAUX.<br />
Bientôt, à mi-mandat, l’occasion de faire le point complet sur la situation laissée par nos prédécesseurs et sur le travail concret réalisé depuis par notre équipe pour les Lyssois sera développé par nos élus de la majorité du Conseil Municipal.<br />
Nous sommes déterminés à nous opposer à la politique dévastatrice de SARKOZY et de ceux qui l’appliquent avec zèle comme VERCAMER, votre député, COTTEYNIE à la Région….<br />
Plus que jamais, nous resterons à votre écoute.<br />
Pour cela le P.S. met à votre disposition des « référents de quartiers ».<br />
(Le tract joint reprend les coordonnées des référents de votre secteur que vous pouvez dès à présent contacter)<br />
L’échéance électorale en Mars prochain doit vous permettre de sanctionner sévèrement ceux qui , s’érigeant en donneurs de leçons sur tous les sujets, participent aux reculs de votre pouvoir d’achat, de votre santé, de votre environnement, de votre retraite….</p>
<p style="text-align: justify;">Lyssoises, Lyssois, En MARS prochain, évitez le réflexe d’abstention qui ne résout rien</p>
<p style="text-align: justify;">Voyez comme sur LYS lez Lannoy, avec nous, cette ville se transforme pour vous  !!!!!<br />
Continuez à soutenir notre équipe qui travaille efficacement pour votre quotidien sur les sujets comme vos écoles, vos haltes garderies, le sport, la culture, l’environnement, les logements, l’aide aux plus démunis, etc……soutenez la GAUCHE que vous avez installé en 2008</p>
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		<title>Votre habitation principale dans le collimateur de Sarko, Baroin et Lagarde ?</title>
		<link>http://www.pslys.fr/votre-habitation-principale-dans-le-collimateur-de-sarko-baroin-et-lagarde</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 08:07:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francis Vanlierde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le gouvernement réfléchi sur le sujet (Ce n’est pas nouveau comme formule…. pour annoncer une mauvaise nouvelle à la populace qui est déjà dans les cartons). Ainsi donc afin de pouvoir supprimer l’I.S.F., le Ministère du Budget étudie, entre autres, de taxer les plus values dégagées à la vente de la résidence principale. Lorsque l’on sait que cela touchera un bon nombre de foyers qui auront, toute leur vie consacré à travailler pour avoir un petit chez soi….qu’il faudra sans doute vendre pour finir sa vie dignement sans emmerder les enfants…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le gouvernement réfléchi sur le sujet (Ce n’est pas nouveau comme formule…. pour annoncer une mauvaise nouvelle à la populace qui est déjà dans les cartons).</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi donc afin de pouvoir supprimer l’I.S.F., le Ministère du Budget étudie, entre autres, de taxer les plus values dégagées à la vente de la résidence principale.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque l’on sait que cela touchera un bon nombre de foyers qui auront, toute leur vie consacré à travailler pour avoir un petit chez soi….qu’il faudra sans doute vendre pour finir sa vie dignement sans emmerder les enfants…..on voit bien que le hold-up tient du racket !<br />
Comme en plus il faudra financer le 5e risque à la sécu et donc se sucrer aussi de ce côté-là avec nos amis assureurs privés qui voient émerger ce juteux marché pour soigner cette France de centenaires qui vieilliront très mal………le fossé se creuse chaque jour un peu plus entre les « Vrais riches » et les autres petits propriétaires de leur seule résidence principale, non spéculateurs,marginalisés et classés désormais à leur tour dans la catégorie des Taxés Abusivement par l’Etat Traqueur-Tartuffe-Exhaustif (TAPETTE)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La révolution silencieuse de l’Islande. Un précédent inquiétant pour nos élites politico-financières</title>
		<link>http://www.pslys.fr/la-revolution-silencieuse-de-l%e2%80%99islande-un-precedent-inquietant-pour-nos-elites-politico-financieres</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Jan 2011 16:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Points de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Islande se porte bien mieux qu’attendu » et ajoute : « Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens. »
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Ne croyez pas, chers compatriotes, ceux qui proposent que nous sortions de l&#8217;euro. L&#8217;isolement de la France serait une folie. La fin de l&#8217;euro, serait la fin de l&#8217;Europe. Je m&#8217;opposerai de toutes mes forces à ce retour en arrière qui ferait fi de 60ans de construction européenne qui ont apporté la paix et la fraternité sur notre continent. Je le dis avec d&#8217;autant plus de fermeté que j&#8217;ai toujours milité pour la préférence communautaire et que je me suis toujours battu pour la protection de notre industrie&#8230; » Voilà en substance les mots du Président de la République à propos de la monnaie unique lors de ses vœux aux Français.<br />
Nous avons tous compris que les élites des partis d&#8217;alternance au pouvoir, s&#8217;accrocheraient, quoi qu&#8217;il en coûte, à la monnaie unique. Pourtant la construction européenne ne s&#8217;est pas toujours faite dans l&#8217;intérêt des peuples européens. Déjà en 2005, le Nobel français d&#8217;économie Maurice Allais évaluait les effets de l’abandon de la préférence communautaire, décidé en 1974 par Bruxelles sur les économies nationales. Il établissait la baisse du taux de croissance du PIB réel par habitant de l’ordre de 30 à 50% pour les pays signataires du traité de Rome.<br />
Déterminé à faire bouger les lignes, en juin 2010 Maurice Allais s&#8217;était indigné de la destruction programmée de notre industrie et de notre grenier agricole dans la publication économique interne de la prestigieuse école des Mines : « L’enjeu capital actuel est le risque d’une destruction de l’agriculture et de l’industrie françaises. Ce danger est réel et j’emploie le mot destruction car il est représentatif de la réalité. Un tel risque provient du mouvement incessant des délocalisations, elles-mêmes dues aux différences de salaires entre, d’une part, des pays développés tels que ceux de l’Amérique du Nord ou d’Europe de l’Ouest, et, d’autre part, ceux d’Asie ou d’Europe orientale, par exemple la Roumanie ou la Pologne »<br />
Maurice Allais suggérait le rétablissement des préférences régionales. Il revendiquait un protectionnisme raisonné et pragmatique en marge de la rigidité de l&#8217;idéologie néolibérale. « Un point essentiel tient à la définition de ces espaces régionaux, qui ne devront pas être trop vastes et devront rechercher une homogénéité interne, ce que je définis comme « des ensembles régionaux groupant des pays de développement économique comparable, chaque association régionale se protégeant raisonnablement vis à vis des autres. » »<br />
Le diplomate Stéphane Hessel, auteur du best-seller « Indignez-vous ! »ne serait pas loin de partager le point de vue de Maurice Allais quand il affirme : « Ce n&#8217;est pas en se donnant à une idéologie qu&#8217;on fera progresser la société : on le fera par une réforme équilibrée et démocratique. Les idéologies ont fait beaucoup de mal, l&#8217;idéologie communiste comme l&#8217;idéologie néolibérale. Il faut écouter les gens, savoir ce qui les indigne, comprendre sur quoi on peut travailler avec eux, et non pas leur dire, comme le font les idéologues : voilà ce que tu dois faire. »<br />
S&#8217;agissant du rôle protecteur de l&#8217;euro pour les pays membres, le prix Nobel américain d&#8217;économie Paul Krugman, lui non plus, ne s&#8217;y est pas trompé. Voilà un expert indépendant des luttes intestines européennes, qu&#8217;on ne peut accuser d&#8217;être à la foi juge et parti et qui nous fait un décryptage sans état d&#8217;âme.<br />
L&#8217;expérience résultant de l’analyse comparée entre d&#8217;une part l&#8217;Irlande, pays européen de la zone euro et d&#8217;autre part l&#8217;Islande, pays européen extérieur à la zone euro, s&#8217;avère très instructif. On a affaire à deux pays de taille modeste, voisins et au niveau de vie assez semblable.<br />
Paul Krugman constate qu&#8217; « avant l&#8217;éclatement bancaire, la dette publique irlandaise était faible. Or, les contribuables devenant soudain redevables pour d&#8217;énormes pertes bancaires, alors même que les recettes plongeaient, la solvabilité du pays fut mise en doute. L&#8217;Irlande tenta alors de rassurer les marchés avec un sévère programme de réduction des coûts.<br />
Prenez une minute pour réfléchir à cela. Ces dettes furent contractées, non par des programmes publics, mais par des magouilleurs privés qui ne cherchaient rien d&#8217;autre que leur propre profit. C&#8217;est maintenant aux citoyens irlandais lambda de porter le poids de ces dettes. Enfin, pour être plus précis, ils portent un poids bien plus lourd que la dette &#8211; parce que ces réductions de coûts ont causé une grave récession, ce qui fait qu&#8217;en plus de supporter les dettes bancaires, les Irlandais souffrent aujourd&#8217;hui d&#8217;une baisse de leurs revenus et d&#8217;une hausse du chômage. »<br />
En revanche, « à ce stade, l&#8217;Islande semble faire mieux, pour le moins, que son quasi-homonyme. Sa crise économique ne fut pas pire que celle de l&#8217;Irlande, ses pertes d&#8217;emplois moins sévères, et elle semble en meilleure posture pour une reprise. En fait, les investisseurs semblent considérer aujourd&#8217;hui que la dette islandaise est plus sûre que la dette irlandaise. Comment une telle chose est-elle possible ? …… l&#8217;Islande a laissé les créanciers étrangers des banques qui s&#8217;étaient emballées payer le prix de leur propre manque de jugeote plutôt que d&#8217;obliger ses propres contribuables à garantir de mauvaises dettes privées. Comme le note le Fonds monétaire international &#8211; d&#8217;un ton approbateur ….<br />
L&#8217;Islande a également bénéficié du fait que, contrairement à l&#8217;Irlande, elle possède encore sa propre monnaie : la dévaluation du krone, qui a rendu les exportations islandaises plus compétitives, fut un facteur important dans la limitation de la crise islandaise. »<br />
Il faut tout de même préciser que l&#8217;Islande a fait sa révolution en douceur, événement historique aux portes de l&#8217;Europe qui n&#8217;a pas été relayé par la « grande » presse audiovisuelle.<br />
En 2008, confronté à la faillite brutale du système bancaire, le pays fait le choix de nationaliser les banques. Très vite le pays doit faire face à la faillite d’Icesave, une banque en ligne dont les opérations étaient tournées notamment vers le Royaume-Uni. Sous la pression de la commission européenne le gouvernement soumet un projet de loi au parlement prévoyant le règlement de la dette par l&#8217;Etat islandais. Le parlement vote le renflouement des banques. Le texte prévoit le paiement échelonné d&#8217;ici à 2024 d&#8217;environ 3,8 milliards d&#8217;euros, soit l&#8217;équivalent de près de 40% du produit intérieur brut annuel de l&#8217;île, ruinée par l&#8217;effondrement de ses banques en octobre 2008. Mais les contribuables irlandais ne l&#8217;entendent pas de cette oreille. Une pétition citoyenne circule, ratifiée par près d&#8217;un islandais sur quatre. Le Président du pays, Olafur Grimsson refuse de promulguer la décision éminemment politique et prend l&#8217;initiative de soumettre ce choix de politique à référendum. Les Islandais rejetteront le texte à la majorité écrasante de 93%.<br />
Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante le 27 novembre 2010. Un appel à candidatures (étaient exclus les élus nationaux. Il fallait avoir dix-huit ans révolus et être soutenu par au moins trente personnes) a suscité des vocations chez 522 volontaires. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.<br />
Les constituants se réuniront à partir de la mi-février 2011 et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la réaffirmation de la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif. Il s’agit donc de l’élaboration d’un nouveau contrat social et, pour un tel objectif, il faut, ce que beaucoup ici semblent ignorer, la participation de toute la nation.<br />
Dans une interview avec l’agence d’information financière Bloomberg, le Président Olafur Grimsson explique : « La différence [avec l’Irlande] c’est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite. C’étaient des banques privées et on n’y a pas injecté d’argent pour les maintenir à flot ; l’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité. »<br />
Il renchérit :« L’Islande se porte bien mieux qu’attendu » et ajoute : « Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens. »</p>
<p style="text-align: justify;">Site AGORA VOX le média ciyoyen</p>
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		<title>Pourquoi Sarkozy suscite la haine</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Oct 2010 13:19:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<description><![CDATA[Certains l&#8217;insultent, d&#8217;autres souhaitent sa mort, beaucoup le traitent de fasciste&#8230; Nicolas sarkozy n&#8217;est pas seulement le président de la République le plus impopulaire, il est aussi celui qui déchaîne les réactions les plus négatives. Explications. &#171;&#160;Nicolas Sarkozy n&#8217;est pas Adolf Hitler.&#160;&#187; C&#8217;est une précision sans doute utile qu&#8217;apporte, le 5 septembre, le député PS<br /><span class="excerpt_more"><a href="http://www.pslys.fr/pourquoi-sarkozy-suscite-la-haine">[continuer la lecture...]</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Certains l&#8217;insultent, d&#8217;autres souhaitent sa mort, beaucoup le traitent de fasciste&#8230; Nicolas sarkozy n&#8217;est pas seulement le président de la République le plus impopulaire, il est aussi celui qui déchaîne les réactions les plus négatives. Explications.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nicolas Sarkozy n&#8217;est pas Adolf Hitler.&nbsp;&raquo; C&#8217;est une précision sans doute utile qu&#8217;apporte, le 5 septembre, le député PS de l&#8217;Essonne Julien Dray, sur Radio J. La veille se sont déroulées des manifestations organisées par la gauche contre la politique sécuritaire du pouvoir. C&#8217;est un autre propos, sûrement nécessaire, lui aussi, par les temps qui courent. Le 21 septembre, tout en assumant la polémique qu&#8217;il a déclenchée après avoir décrit un climat &laquo;&nbsp;très pourri, très Vichy&nbsp;&raquo;, le député PS du Doubs, Pierre Moscovici, écrit sur son blog : &laquo;&nbsp;Nicolas Sarkozy n&#8217;est pas fasciste.&nbsp;&raquo; Le 23, le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, précise à son tour, sur Europe 1: &laquo;&nbsp;Sarkozy n&#8217;est pas un nazi.&nbsp;&raquo;<br />
Alerte à l&#8217;Elysée<br />
&laquo;&nbsp;T&#8217;es mort !&nbsp;&raquo; Ce message laconique est tombé à la mi-septembre sur la page Internet de l&#8217;Elysée. Avec une fréquence très aléatoire (à deux reprises dans la semaine du 13 au 19 septembre), la justice est alertée de menaces visant le chef de l&#8217;Etat. La procédure est désormais rodée: la section antiterroriste du parquet de Paris saisit la brigade criminelle afin d&#8217;identifier l&#8217;auteur. Les services du procureur ont refusé de préciser le nombre d&#8217;enquêtes à L&#8217;Express, mais une dizaine seraient en cours. Avec, parfois, quelques surprises. Le &laquo;&nbsp;corbeau&nbsp;&raquo; le plus âgé interpellé cette année avait près de 80 ans. &laquo;&nbsp;Jacques Chirac ne suscitait pas un tel déferlement de haine verbale&nbsp;&raquo;, souligne un vieux routier de la police judiciaire.</p>
<p>Le phénomène ne date pas de ces dernières semaines. En septembre 2009, un homme, qui s&#8217;était lui-même baptisé &laquo;&nbsp;Cellule 34&#8243;, a été arrêté après avoir adressé des balles par courrier à plusieurs personnalités, dont le chef de l&#8217;Etat. En octobre de la même année, les policiers ont intercepté un cercueil juste avant sa livraison à l&#8217;Elysée. Fausse alerte: des paysans l&#8217;avaient truffé de victuailles pour protester contre la &laquo;&nbsp;mort&nbsp;&raquo; de l&#8217;agriculture.<br />
Eric Pelletier<br />
Cela va sans dire, mais cela irait-il mieux en le disant ? La classe politique n&#8217;est pas la seule à participer de l&#8217;atmosphère actuelle. En juin, au cours d&#8217;un concert donné dans une petite commune du Loir-et-Cher, la chanteuse Lio souhaite au président de &laquo;&nbsp;crever&nbsp;&raquo; rapidement.<br />
En juillet, un journal satirique est condamné par le tribunal de grande instance de Paris à retirer des photomontages &laquo;&nbsp;utilisant sans autorisation l&#8217;image [du] visage [de Nicolas Sarkozy], le représentant nu en train de subir un acte sexuel derrière les barreaux d&#8217;une cellule de prison, agenouillé en slip dans un cachot (&#8230;) et le présentant nu en train d&#8217;imposer un acte sexuel à une chèvre&nbsp;&raquo;.<br />
Sarkozy Scarface?<br />
En août, un prêtre lillois de 71 ans, connu pour son franc-parler plus que pour son extrémisme idéologique (il a voté François Bayrou en 2007), laisse exploser sa colère face aux expulsions de Roms et déclare prier &laquo;&nbsp;pour que Nicolas Sarkozy ait une crise cardiaque&nbsp;&raquo;.<br />
En septembre, les photos new-yorkaises du président en chemise noire et chaîne en or alimentent immédiatement les blogs hostiles: leurs auteurs lui trouvent des airs de Tony Montana, le héros mafieux de Scarface.<br />
Enfin, le 21, sur France 3, dans l&#8217;émission Ce soir ou jamais, Emmanuel Todd s&#8217;insurge: &laquo;&nbsp;Il y a quelque chose de très grave, c&#8217;est le genre de président qu&#8217;on a. Je suis désolé qu&#8217;un système comme le système français arrive à avoir ce machin à la tête de l&#8217;Etat&#8230;&nbsp;&raquo; Sur le plateau, le démographe accuse Nicolas Sarkozy de &laquo;&nbsp;travailler contre la Constitution&nbsp;&raquo;. Il va jusqu&#8217;à invoquer sa destitution.</p>
<p>Depuis quelques mois règne en France une ambiance particulière : un jour, le chef de l&#8217;Etat provoque volontairement l&#8217;hystérie; le lendemain, la haine se déchaîne contre lui. &laquo;&nbsp;Nicolas Sarkozy est devenu l&#8217;homme le plus détesté de France, le président le plus honni de la Ve République&nbsp;&raquo;, constate Alain Duhamel, le 16 septembre, dans Libération.<br />
&laquo;&nbsp;Pourquoi rend-il tant de gens aussi fous dans leurs têtes? s&#8217;interroge Alain Minc. Il ne mérite, comme dans Racine, ni excès d&#8217;honneur, ni indignité.&nbsp;&raquo;<br />
La personnalisation du pouvoir facilite toutes les outrances<br />
François Hollande n&#8217;a pas tardé à percevoir les dangers du phénomène : &laquo;&nbsp;La bêtise de l&#8217;antisarkozysme conduit à l&#8217;attaquer en oubliant les faits, confie l&#8217;ancien premier secrétaire du PS. Si excès il y a &#8211; et c&#8217;est le cas &#8211; Nicolas Sarkozy va chercher la victimisation.&nbsp;&raquo; Aussi a-t-il demandé à ses camarades, au détour d&#8217;un entretien au Monde, de &laquo;&nbsp;ne plus seulement (&#8230;) ajouter ad nauseam des arguments à l&#8217;antisarkozyme&nbsp;&raquo;, mais d&#8217;&nbsp;&raquo;ouvrir un autre chemin&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi celui qui fut élu avec une si large majorité (53%) et une si forte participation (85 %) suscite-t-il désormais de telles réactions? A qui la faute? A Internet, à la presse, à ce siècle ? A lui-même? Dans une ère propice aux dérives, dans un débat public pauvre en repères historiques solides, la personnalisation du pouvoir facilite toutes les outrances.<br />
Aux Etats-Unis, Barack Obama est régulièrement grimé en Hitler par des manifestants en colère. Sa réforme de l&#8217;assurance-maladie &laquo;&nbsp;mène au retour du nazisme, via le renforcement du pouvoir de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo; &#8211; c&#8217;est le populaire animateur de Fox News et héraut de la droite ultraconservatrice Glenn Beck qui le prétend.<br />
&laquo;&nbsp;J&#8217;ai compris que, chaque fois que je me mets en avant, c&#8217;est un problème&nbsp;&raquo;, reconnaissait Nicolas Sarkozy, en petit comité, après les régionales de mars (1). L&#8217;a-t-il compris, vraiment ? Est-il justifié qu&#8217;il emmène son plus jeune fils lors de sa visite surprise en Seine-Saint-Denis, et notamment à la cité des 4 000, dans la soirée du 23 juin dernier (un déplacement à l&#8217;occasion duquel un homme de 21 ans fut d&#8217;ailleurs interpellé pour avoir insulté le chef de l&#8217;Etat)?<br />
La plupart des sarkozystes récusent toute part de responsabilité dans la brutalité du moment et qualifient d&#8217;&nbsp;&raquo;excuse&nbsp;&raquo; l&#8217;argument selon lequel le président a tellement changé la fonction qu&#8217;il l&#8217;a désacralisée. Pourtant, à l&#8217;Elysée, loin des micros, certains s&#8217;inquiètent d&#8217;attitudes présidentielles qui contribuent peu à la pacification des esprits.<br />
Le &laquo;&nbsp;Casse-toi, pauvre con&nbsp;&raquo; lancé au Salon de l&#8217;agriculture en 2008, multiplié à l&#8217;infini par Internet (la scène a été visionnée plus de 12 millions de fois sur YouTube), restera l&#8217;une des phrases du quinquennat ; des adolescents la citent même, à l&#8217;école, pour justifier leurs propres agressions verbales à l&#8217;encontre d&#8217;enseignants. Les chiraquiens rappellent volontiers que &laquo;&nbsp;leur&nbsp;&raquo; président, victime d&#8217;une grossièreté peu habituelle lors d&#8217;une visite à Mantes-la-Jolie en 2002 (des crachats à la tête), avait feint l&#8217;indifférence.</p>
<p>A l&#8217;origine de la haine, il y a donc la rencontre d&#8217;une époque et d&#8217;un personnage. Le choc entre une hypermédiatisation où plus rien n&#8217;est contrôlé, ni contrôlable, et un hyperprésident qui a choisi de ne pas endosser l&#8217;habit consensuel de père de la Nation. Nicolas Sarkozy cultive une logique de défi permanent, c&#8217;est même le fil rouge de sa vie politique: la violence est l&#8217;une des marques de fabrique de sa carrière. Dans l&#8217;entre-deux tours de la présidentielle de 1995, celui qui a préféré Edouard Balladur à Jacques Chirac essuie crachats et injures lorsqu&#8217;il rallie le futur vainqueur lors d&#8217;un meeting.<br />
Longtemps, histoire de se motiver, il a gardé à portée de main les affiches &laquo;&nbsp;Sarko salaud&nbsp;&raquo; qui ont fleuri lors d&#8217;une réunion du RPR, en 1997, dans la foulée de la dissolution ratée par Jacques Chirac. Ses expressions (du &laquo;&nbsp;croc de boucher&nbsp;&raquo; promis à Dominique de Villepin dans l&#8217;affaire Clearstream à la gorge tranchée mimée à l&#8217;intention d&#8217;Alain Juppé, destin promis aux &laquo;&nbsp;héritiers [...] faits pour être guillotinés&nbsp;&raquo;) ne manquent jamais de férocité. &laquo;&nbsp;C&#8217;est sa complexion génétique, décrit l&#8217;un de ses anciens collègues au gouvernement. Quand il entre dans une salle, il se passe quelque chose d&#8217;électrique.&nbsp;&raquo; Un autre ancien ministre complète : &laquo;&nbsp;Il a toujours eu besoin de se créer une adversité, il s&#8217;est élevé des murs en permanence.&nbsp;&raquo;<br />
Nicolas Sarkozy cultive une logique du défi permanent<br />
Les présidents de la Ve République sont rarement des enfants de choeur; tous ont connu l&#8217;impopularité, et même l&#8217;hostilité. C&#8217;est la fonction qui le veut. &laquo;&nbsp;Mais la haine de De Gaulle s&#8217;expliquait par des raisons politiques; le problème de Nicolas Sarkozy, c&#8217;est qu&#8217;on en veut à sa personne, d&#8217;où l&#8217;agressivité&nbsp;&raquo;, pointe un ancien conseiller élyséen.<br />
De fait, avec ce chef de l&#8217;Etat, les contentieux publics prennent chaque fois une tournure individuelle. &laquo;&nbsp;Tant que, comme candidat, il provoquait au sein de la classe politique, il visait des gens comme lui, et c&#8217;était apprécié, constate le directeur de l&#8217;institut Isama, Jérôme Sainte-Marie. Là, c&#8217;est le président qui parle, et les Français sont interpellés dans leur être intime et social, ce qui provoque une forme de douleur.&nbsp;&raquo;<br />
Cliver, mettre en tension: c&#8217;est ainsi que Nicolas Sarkozy s&#8217;est imposé &#8211; son passage au ministère de l&#8217;Intérieur est un cas d&#8217;école de cette stratégie ; c&#8217;est ainsi qu&#8217;il dirige la France. &laquo;&nbsp;Sa vision de la société et des grands enjeux qui la traversent est assez manichéenne, il y a le bien et le mal, les gentils et les méchants, ce qui est bon et ce qui est mauvais, ce que l&#8217;on valorise et ce que l&#8217;on réprime. Cela ne peut être que tout l&#8217;un ou tout l&#8217;autre. La société est divisée en deux mondes tellement hermétiques l&#8217;un à l&#8217;autre qu&#8217;ils en sont irréconciliables&nbsp;&raquo;, note Marie-Eve Malouines dans Nicolas Sarkozy. Le pouvoir et la peur (2). &laquo;&nbsp;Aujourd&#8217;hui, nous avons la forme la plus caricaturale et révoltante du sarkozysme, celle de l&#8217;union nationale négative, si je puis dire. C&#8217;est la tentative de construire du consensus par les formulations les plus archaïques de la xénophobie et du rejet de l&#8217;autre&nbsp;&raquo;, analyse Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, dans un entretien à Mediapart.<br />
&laquo;&nbsp;Le président a le sentiment, justifié, d&#8217;être assiégé&nbsp;&raquo;<br />
Les critiques des intellectuels ont peu de chances de modifier l&#8217;avis du président et de ses proches, convaincus que l&#8217;on assiste d&#8217;abord à &laquo;&nbsp;un procès en illégitimité&nbsp;&raquo;, selon l&#8217;expression de son ami, Nicolas Bazire. &laquo;&nbsp;Les castes qui encadrent la société française détestent ceux qui ne sont pas issus de leurs rangs&nbsp;&raquo;, affirmait le conseiller spécial Henri Guaino dans une récente interview au Parisien.<br />
Au premier rang des fidèles, le ministre de l&#8217;Intérieur, Brice Hortefeux, observait avant l&#8217;été: &laquo;&nbsp;Le président a le sentiment, justifié, d&#8217;être assiégé. La presse, par exemple, a été humiliée de le voir élu alors qu&#8217;elle ne le souhaitait pas, du coup, pour laver cette humiliation, elle cherche à l&#8217;abattre.&nbsp;&raquo;<br />
Penser que la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007 s&#8217;est faite contre les médias relève de la construction a posteriori, voire du mirage &#8211; mais c&#8217;est une conviction absolue chez les sarkozystes, pour qui la presse figure désormais au premier rang des responsables. &laquo;&nbsp;Ce que les journalistes ont apprécié chez lui quand il était dans la conquête du pouvoir, ils ne l&#8217;acceptent plus maintenant qu&#8217;il est président. Lui pense, au contraire, que le fait de ne pas avoir changé est un signe d&#8217;honnêteté&nbsp;&raquo;, commente un proche.<br />
La Une de Marianne consacrée, le 6 août, au &laquo;&nbsp;voyou de la République&nbsp;&raquo; a déclenché un torrent de réactions à droite. Le président estime que la couverture du Nouvel Observateur, le 2 septembre, sur &laquo;&nbsp;Les riches, le pouvoir et la droite&nbsp;&raquo;, avec sa photo sur un billet de 500 euros, relevait d&#8217;&nbsp;&raquo;un antisémitisme, conscient ou non&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;Gringoire aussi m&#8217;aurait mis ainsi.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Si les attaques les plus fortes de la classe politique contre Nicolas Sarkozy remontent à 2005, au moment de la crise des banlieues, c&#8217;est maintenant que l&#8217;on constate les attaques les plus fortes de la classe médiatique, assure le conseiller en communication du président, Franck Louvrier. Car il est jugé en valeur absolue et non relative, il est sur un marché non concurrentiel tant que la gauche n&#8217;a pas de candidat. Mais le récepteur est adulte : les dérives nuisent plus aux émetteurs qu&#8217;à celui qu&#8217;ils visent.&nbsp;&raquo;<br />
Pour le chef de l&#8217;Etat (dont le grand-père maternel était juif), les allusions à son physique témoignent d&#8217;une forme d&#8217;antisémitisme &#8211; il se réfère volontiers aux précédents de Léon Blum et de Georges Mandel &#8211; de même que la comparaison, effectuée en mai par Martine Aubry, avec l&#8217;escroc Bernard Madoff, cet homme d&#8217;affaires arrêté par le FBI.<br />
Franck Louvrier détaille: &laquo;&nbsp;Il ne faut pas se voiler la face. Quand on dit de Nicolas Sarkozy qu&#8217;il est proche des riches, proaméricain, et qu&#8217;on le compare à Madoff, cela réveille chez certains des relents d&#8217;antisémitisme.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Je redoutais d&#8217;être autant attaqué, mais, là, le niveau de haine me met mal à l&#8217;aise&nbsp;&raquo;, a remarqué le président devant quelques visiteurs. Et de reconnaître dans la foulée: &laquo;&nbsp;Voyou, nazi, nul&#8230; Cela ne me dessert pas.&nbsp;&raquo; Se souvient-il de ce que disait, à la fin des années 1960, François Mitterrand: &laquo;&nbsp;Je suis l&#8217;homme le plus haï de France, cela me donne une petite chance, n&#8217;est-ce pas, d&#8217;être un jour le plus aimé&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il ne pourra pas se déplacer en papamobile, tout de même !&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Nicolas Sarkozy attire tant d&#8217;hostilité sur lui que le second tour sera un référendum pour ou contre sa personne&nbsp;&raquo;, pronostique le coprésident d&#8217;Ipsos, Jean-Marc Lech. Quand la détestation devient totale, elle peut tout emporter, qu&#8217;importe le bilan. Ce fut le cas pour Valéry Giscard d&#8217;Estaing en 1981. Dominique de Villepin imagine volontiers Nicolas Sarkozy victime d&#8217;un rejet tel qu&#8217;il lui serait impossible de parcourir le pays : &laquo;&nbsp;Il ne pourra pas se déplacer en papamobile, tout de même !&nbsp;&raquo;, remarque-t-il, amusé, en privé.<br />
Il devient donc urgent que les attaques facilitent la contre-attaque. Déjà en campagne de premier tour de la présidentielle &#8211; celle qui sert à rassembler ses propres partisans &#8211; le chef de l&#8217;Etat, dont l&#8217;impopularité bat des records, en profite pour rechercher la position, classique chez lui, de victime. Le dérapage de la commissaire Viviane Reding fut, pour lui, une occasion inespérée de répliquer, au cours du Conseil européen, le 16 septembre, alors que la grave faute que constituait, aux yeux de Bruxelles et de nos partenaires, la circulaire anti-Roms première version du gouvernement français le plaçait dans la situation de l&#8217;accusé.<br />
Le 18 septembre, Franck Louvrier et le porte-parole de l&#8217;UMP, Frédéric Lefebvre, discutent, dans le train qui les conduit à une fête du parti en Loire-Atlantique, d&#8217;une expression que le second va lancer publiquement: la &laquo;&nbsp;sarkophobie&nbsp;&raquo;. François Hollande vient d&#8217;évoquer &laquo;&nbsp;une &laquo;&nbsp;ovniprésidence&nbsp;&raquo;, extraconstitutionnelle, extralégale, extravagante&nbsp;&raquo;; Ségolène Royal, une France &laquo;&nbsp;martyrisée&nbsp;&raquo;. Le moment est venu de transformer l&#8217;&nbsp;&raquo;antisarkozysme&nbsp;&raquo; en &laquo;&nbsp;sarkophobie&nbsp;&raquo; pour remettre le président dans sa situation préférentielle. Celle qu&#8217;il recherche toujours quand il entre dans la peau du candidat à l&#8217;Elysée, afin d&#8217;apparaître comme le challenger, et non comme le favori. Avant-hier, seul contre la droite. Entre 2002 et 2007, seul contre Jacques Chirac. En 2012, seul contre &laquo;&nbsp;l&#8217;établissement&nbsp;&raquo;, la pensée unique, la presse. Seul contre tous &#8211; ou isolé comme jamais?</p>
<p>Par Eric Mandonnet, Ludovic Vigogne, publié le 29/09/2010   site de l’Express</p>
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		<title>Les dix stratégies de manipulation de masses par Noam Chomsky</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 09:08:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Points de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l&#8217;éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu&#8217;à maintenir le public dans l&#8217;ignorance et la médiocrité. 1/ La stratégie de la<br /><span class="excerpt_more"><a href="http://www.pslys.fr/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses-par-noam-chomsky">[continuer la lecture...]</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l&#8217;éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu&#8217;à maintenir le public dans l&#8217;ignorance et la médiocrité.</p>
<p>1/ La stratégie de la distraction<br />
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »<br />
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions<br />
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.<br />
3/ La stratégie de la dégradation<br />
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.<br />
4/ La stratégie du différé<br />
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.<br />
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge<br />
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »<br />
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion<br />
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…<br />
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise<br />
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »<br />
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité<br />
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…<br />
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité<br />
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…<br />
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes<br />
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.</p>
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