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	<title>Section Dinah Derycke - Parti Socialiste de Lys-Lez-Lannoy &#187; Médias</title>
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	<description>Le site de la section PS de Lys-Lez-Lannoy</description>
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		<title>La gauche libérale en plein racisme social</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 09:02:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Hallucinante découverte que celle du débat, opportunément rapporté par Le Monde, à propos des couches sociales sur lesquelles il conviendrait que le Parti socialiste plaçât ses billes : jeunes, vieux ? Classes populaires, classes moyennes ? Inclus, exclus ? En soi, cette dernière classification effare : les repliés et les ouverts. Les frileux et les<br /><span class="excerpt_more"><a href="http://www.pslys.fr/la-gauche-liberale-en-plein-racisme-social">[continuer la lecture...]</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hallucinante découverte que celle du débat, opportunément rapporté par Le Monde, à propos des couches sociales sur lesquelles il conviendrait que le Parti socialiste plaçât ses billes : jeunes, vieux ? Classes populaires, classes moyennes ? Inclus, exclus ? En soi, cette dernière classification effare : les repliés et les ouverts. Les frileux et les conquérants. Transformation de la fracture sociale en clivage moral. Hier, on parlait des &laquo;&nbsp;classes dangereuses&nbsp;&raquo;. Elles sont devenues les classes &laquo;&nbsp;out&nbsp;&raquo; par opposition aux classes &laquo;&nbsp;in&nbsp;&raquo;. D&#8217;un côté, donc, des altruistes entreprenants, généreux et universalistes et, de l&#8217;autre, les rabougris, les ratatinés, les bas d&#8217;horizon sinon de plafond, dont la reproduction endogène rétrécit le mental.<br />
Le problème, c&#8217;est que les premiers sont ceux qui ont les moyens, par exemple de se tailler une place sur le marché chinois, voire de se faire adopter par l&#8217;intelligentsia new-yorkaise. Les autres, ceux qui défendent leur petite entreprise contre les diktats des centrales d&#8217;achat, leur commerce de proximité contre l&#8217;impérialisme de la grande distribution, leur emploi menacé par les délocalisations boursières, leur statut emporté par la dérégulation, leur pouvoir d&#8217;achat chahuté par une dévalorisation dont la mondialisation est le prétexte, ceux-là sont des &laquo;&nbsp;archaïques&nbsp;&raquo; à la vue courte qui restent agrippés comme des moules au rocher de leur égoïste immobilisme. Quand l&#8217;insécurisation dope l&#8217;ambition des premiers, les seconds fantasment une insécurité qui la verrouille. Ceux-là n&#8217;hésitent pas à aventurer leurs flux de capitaux à l&#8217;étranger, ceux-là voient dans tout flux d&#8217;étrangers une menace pour leur travail.<br />
Salaud de pauvres ? Même sous Guizot on n&#8217;aurait pas osé. Au fond, on n&#8217;aura rarement été aussi loin dans le racisme social. D&#8217;ailleurs, s&#8217;adresser aux premiers ce n&#8217;est pas du &laquo;&nbsp;bourgeoisisme&nbsp;&raquo; et, de toute façon, c&#8217;est propre, mais s&#8217;adresser aux seconds, c&#8217;est du &laquo;&nbsp;populisme&nbsp;&raquo;, et c&#8217;est sale.<br />
Ai-je bien compris ? Admettons, pour être très large, que 20 % de nos concitoyens, accros à la mondialisation, soient les bénéficiaires de toutes les &laquo;&nbsp;ouvertures&nbsp;&raquo; sur le grand large. Que 20 % y soient idéologiquement acquis sans en être bénéficiaires. Est-ce à dire que les 60 % qui restent, c&#8217;est-à-dire, pour l&#8217;essentiel, non seulement le chômeur, l&#8217;ouvrier ou l&#8217;employé, mais le travailleur indépendant, le commerçant de quartier, l&#8217;artisan, le petit entrepreneur, le paysan non productiviste, que ceux-là, donc, il faille les larguer, les jeter, ou les brader au Front national ?<br />
Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une élection &laquo;&nbsp;démocratique&nbsp;&raquo; exactement ? L&#8217;occasion de présenter au pays une vision, une orientation, de lui proposer des choix, des approches, des solutions : ce qui implique de prendre en compte l&#8217;ensemble de ses composantes, de s&#8217;adresser à lui dans sa globalité diverse ? Ou bien s&#8217;agit-il d&#8217;une manière de shopping à l&#8217;occasion duquel on achète, comme dans un souk, ce qui fera le plus d&#8217;usage pour le plus petit coût ? &laquo;&nbsp;Le vieux, dit celui-là, mauvaise affaire, il vote à droite.&nbsp;&raquo;"Le jeune, nuance l&#8217;autre, pas intéressant, ça ne vote pas.&nbsp;&raquo; Les ouvriers ? Produit périmé. Les employés ? Défraîchis. Mais non, clame-t-on, en réaction, le pauvre est récupérable, rafistolable. Le peuple, une fois nettoyé de ses scories, reste un placement intéressant. Va-t-on risquer tous ses avoirs sur ces produits dérivés que sont les classes moyennes ? Marché porteur, conseille-t-on ici ; investissement spéculatif, corrige-t-on là.<br />
Jusqu&#8217;ici c&#8217;est ainsi, en effet, que raisonnaient les experts électoraux du camp sarkozyste. Le sociologisme de marché aurait donc fait des émules à gauche. Régression absolue. Il ne s&#8217;agit plus d&#8217;aller vers la nation &laquo;&nbsp;une et indivisible&nbsp;&raquo; (formule ringarde, dira-t-on), mais de rafler les plus rentables de ses actifs, voire les plus accessibles de ses passifs, de préempter des parts de marché. Des élections ou des soldes ? De la politique ou du boursicotage ?<br />
Peut-être est-ce cela qu&#8217;on appelle la &laquo;&nbsp;fin des idéologies&nbsp;&raquo;. Constat : quand il faudrait intégrer solidairement autour de valeurs et de principes, fédérer les différences et optimiser les diversités, on parcellise en fonction d&#8217;un pur &laquo;&nbsp;raisonnement comptable&nbsp;&raquo;, comme disent les syndicats. Au lieu de projeter une finalité collective, on anticipe des réactions catégorielles d&#8217;intérêts.<br />
Et cela débouche sur le comble : inutile de chercher à reconquérir le peuple, nous explique l&#8217;honorable fondation Terra Nova, il est passé de l&#8217;autre côté. Celui de la fermeture. Prendre en compte ses rétractions et ses aspirations reviendrait donc à sombrer dans le &laquo;&nbsp;social-populisme&nbsp;&raquo;. Pouah ! Dans ce cas, il faut oser aller plus loin dans la franchise cynique et prévenir, dès maintenant, les militants républicains démocrates que Nicolas Sarkozy sera réélu&#8230; contre Marine Le Pen.</p>
<p>Jean-François Kahn, essayiste Article paru dans l&#8217;édition du Monde du 06.07.11</p>
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		<title>Assistanat&#160;&#187; : les mauvais exemples de Laurent Wauquiez</title>
		<link>http://www.pslys.fr/assistanat-les-mauvais-exemples-de-laurent-wauquiez</link>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 07:23:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Point de vue]]></category>

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		<description><![CDATA[Laurent Wauquiez, ministre des affaires européennes et animateur du groupe La Droite sociale, s'est exprimé dimanche 8 mai sur cette thématique, en stigmatisant "les dérives de l'assistanat", qu'il a qualifiées de "cancer de la société française".

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Après l&#8217;offensive identitaire lancée par la majorité au début de l&#8217;année, certains annonçaient l&#8217;ouverture d&#8217;un front &laquo;&nbsp;social&nbsp;&raquo;, visant l&#8217;assistanat. Laurent Wauquiez, ministre des affaires européennes et animateur du groupe La Droite sociale, s&#8217;est exprimé dimanche 8 mai sur cette thématique, en stigmatisant &laquo;&nbsp;les dérives de l&#8217;assistanat&nbsp;&raquo;, qu&#8217;il a qualifiées de &laquo;&nbsp;cancer de la société française&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Selon M. Wauquiez en effet, &laquo;&nbsp;aujourd&#8217;hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu&#8217;un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au smic, a-t-il avancé. Ça c&#8217;est la société française qui tourne à l&#8217;envers&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pour lutter contre ce &laquo;&nbsp;cancer&nbsp;&raquo;, Laurent Wauquiez propose deux mesures : plafonner l&#8217;ensemble des minima sociaux à 75 % du smic et obliger les bénéficiaires du RSA à effectuer cinq heures hebdomadaires de travaux de &laquo;&nbsp;service social&nbsp;&raquo;. Pourtant, le constat comme les propositions du ministre paraissent discutables. Décryptage.</p>
<p>Un couple au RSA gagne moins qu&#8217;un couple avec un smic. L&#8217;exemple de M. Wauquiez constitue une affirmation forte&#8230; mais fausse.  En 2011, un couple sans enfants touche 700 euros de RSA environ s&#8217;il ne travaille pas. Mais il ne les cumule pas avec d&#8217;autres aides : le principe du RSA est qu&#8217;il correspond à un forfait. Si le couple est éligible à l&#8217;aide au logement (APL), on retirera de son RSA un forfait de 109,11 euros, en échange de cette aide (une personne seule perdrait 54,56 €).</p>
<p>De son côté, le couple avec un seul revenu au smic, en 2011, touche 1 070,11 euros. Il gagne donc a priori plus que le couple assujetti au RSA. Ajoutons que ce couple avec un seul revenu au smic est lui aussi éligible à l&#8217;aide au logement, qu&#8217;il peut cumuler avec un salaire. L&#8217;équation de M. Wauquiez est donc quelque peu faussée.</p>
<p>Même avec des enfants, un couple au smic gagne plus. Le nombre d&#8217;enfants ne change pas la donne. Comme l&#8217;explique Alice Brassens, responsable du revenu de solidarité active et des politiques territoriales au sein l&#8217;ANSA (Agence nouvelle des solidarités actives), créée par Martin Hirsch en 2006 pour expérimenter le RSA, celui-ci &laquo;&nbsp;est familialisé, et calculé en fonction des ressources du foyer, sur le principe d&#8217;un différentiel de revenus&nbsp;&raquo;, précise-t-elle. En clair, il est versé à un foyer et pas à une personne, et son montant dépend en partie des autres prestations sociales perçues.</p>
<p>Un couple avec un enfant perçoit ainsi, selon le barème des allocations familiales, 840,59 euros de RSA. Avec deux enfants, la somme monte à 980,56 euros. On compte ensuite 186,80 euros par enfant supplémentaire. Un couple au RSA avec trois enfants perçoit donc 1 167,36 euros, soit effectivement 97 euros de plus qu&#8217;un couple sans enfants dans lequel une seule personne travaille et perçoit le smic.</p>
<p>Mais à taille de foyer équivalente, l&#8217;exemple ne tient plus : un couple avec trois enfants, dont un seul des deux parents travaille et touche le smic a lui droit à différentes prestations, notamment les allocations familiales. Celles-ci atteindraient un montant de 178,84 euros pour un enfant et 286,94 euros pour trois enfants.</p>
<p>Un couple au RSA a droit lui aussi à ces allocations, mais celles-ci sont considérées comme un revenu, et diminuent le montant du RSA perçu. Selon le barème donné par la CAF (1), notre couple au RSA avec trois enfants perçoit 1029,2 €, allocations familiales comprises, auxquels s&#8217;ajoute une aide au logement, dont le plafond est de 200 € par mois</p>
<p>Un couple avec un seul smic et trois enfants gagne donc dans tous les cas davantage (1 357 euros) qu&#8217;une famille de même taille au RSA (1 029,2 euros). Et peut en outre cumuler une aide au logement sans diminuer ce montant, ce que les allocataires du RSA ne peuvent faire sans voir leur allocation se réduire.</p>
<p>Ajoutons qu&#8217;à partir de quatre enfants, ce même couple pourrait&#8230;. obtenir une aide au titre du RSA. Justement au nom du principe selon lequel ceux qui touchent le RSA sans travailler ne doivent pas a priori toucher plus que ceux qui travaillent.</p>
<p>Des &laquo;&nbsp;droits connexes&nbsp;&raquo; difficiles à évaluer. Par son exemple, M. Wauquiez pense peut-être à ce que les spécialistes appellent &laquo;&nbsp;droits connexes&nbsp;&raquo;, des aides spécifiques pour les plus pauvres : couverture-maladie universelle (CMU), aides spécifiques versées par les départements ou les régions (transports aidés, garde d&#8217;enfants&#8230;) ou encore tarifs sociaux d&#8217;électricité, par exemple.</p>
<p>Ces aides sont effectivement versées aux bénéficiaires du RSA et pas systématiquement aux smicards, encore que le critère pris en compte soit essentiellement celui du revenu et pas du statut.</p>
<p>En prenant un cas concret, celui de la CMU, celle-ci ne dépend pas d&#8217;un statut mais d&#8217;un plafond de ressources. A 1 070 euros net par mois, le couple vivant avec un seul smic aurait ainsi droit à celle-ci s&#8217;il a deux enfants. Ce couple pourrait également bénéficier du tarif social de l&#8217;énergie, puisqu&#8217;il est accessible aux personnes bénéficiant de la CMU.</p>
<p>Nombre de ces aides, territorialisées et spécifiques, sont difficiles à évaluer sur l&#8217;ensemble du pays. &laquo;&nbsp;La réforme n&#8217;est pas complète, reconnaît Alice Brassens. Nous sommes en train d&#8217;étudier ces droits connexes pour mieux les intégrer dans le calcul du RSA.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Plafonner les aides à 75 % du smic reviendrait à les diminuer. Laurent Wauquiez propose de &laquo;&nbsp;plafonner le cumul de tous les minima sociaux à 75 % du smic, pas plus&nbsp;&raquo;. Soit 802, 58 euros. Une somme inférieure à ce que perçoit un couple avec un enfant touchant le RSA sans travailler. A partir de deux enfants et au-delà, ce plafonnement reviendrait donc à diminuer fortement les prestations sociales versées.</p>
<p>En mars 2011, le RSA, instauré en 2009, a été versé à 1,8 million de personnes. La majorité des bénéficiaires (1,15 million) n&#8217;avait pas d&#8217;activité et touchait ce qu&#8217;on nomme un &laquo;&nbsp;RSA socle&nbsp;&raquo; (446 euros pour une personne seule, 700 pour un couple).</p>
<p>Mais 446 000 personnes gagnant un faible salaire ont touché une compensation du RSA. Contrairement au RMI, qu&#8217;il remplace, le RSA est en effet cumulable avec une activité, dans une certaine mesure. &laquo;&nbsp;La philosophie du RSA, précise Alice Brassens, c&#8217;est de gagner plus si l&#8217;on travaille que si l&#8217;on n&#8217;a pas d&#8217;activité.&nbsp;&raquo; </p>
<p>Plafonner les aides irait potentiellement à l&#8217;encontre de la philosophie du RSA, qui permet justement de travailler partiellement pour toucher un complément de revenu sans perdre son allocation, afin d&#8217;éviter les effets de seuil.</p>
<p>L&#8217;activité obligatoire risque d&#8217;entraîner des effets pervers. Autre proposition du ministre, instaurer &laquo;&nbsp;chaque semaine cinq heures de service social&nbsp;&raquo; obligatoire en contrepartie du RSA. Outre le fait que 446 000 bénéficiaires de cette allocation travaillent, cette proposition présente un certain nombre de risques, précise Alice Brassens : &laquo;&nbsp;C&#8217;est illogique : le RSA implique déjà  l&#8217;obligation de suivre un parcours d&#8217;insertion dans l&#8217;emploi, sous peine de radiation.&nbsp;&raquo;</p>
<p>De plus, souligne la responsable, les travaux proposés par le ministre, qu&#8217;il s&#8217;agisse de &laquo;&nbsp;l&#8217;accueil de service public&nbsp;&raquo; ou de la surveillance des sorties d&#8217;école, sont déjà le plus souvent des postes en contrats aidés, justement proposés à des publics en réinsertion.</p>
<p>Remplacer ces personnes – généralement rémunérées sur des contrats d&#8217;une vingtaine d&#8217;heures – par des allocataires du RSA reviendrait à substituer un public de travailleurs &laquo;&nbsp;bénévoles&nbsp;&raquo; à des salariés bénéficiant de contrats aidés qui ouvrent droit à des cotisations retraite et chômage. Donc à aggraver la précarité globale.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p>(1) Le barème est le suivant : RSA = (Montant forfaitaire +62% des revenus d&#8217;activité du foyer) – (Ressources du foyer + Forfait d&#8217;aide au logement). En l&#8217;occurrence, en ne comptant aucun revenu d&#8217;activité, mais 286,94 € d&#8217;allocations familiales comme ressources du foyer, on obtient ( 1 167,36+ 0 revenus d&#8217;activité) &#8211; (286,4 €+138,70 € de forfait logement). Soit un RSA de 742,26 €, plus 286,94 € d&#8217;allocations familiales, et une aide au logement variable.</p>
<p> LEMONDE.FR | 09.05.11 | 13h59  •  Mis à jour le 10.05.11 | 15h49 </p>
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		<title>Quelle réforme fiscale se dessine en creux des annonces faites par François Fillon ?</title>
		<link>http://www.pslys.fr/quelle-reforme-fiscale-se-dessine-en-creux-des-annonces-faites-par-francois-fillon</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 10:25:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour Thomas Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris et co-auteur du livre «Pour une révolution fiscale», cette réforme profite surtout à ceux qui détiennent déjà un patrimoine important, au détriment des classes moyennes.
La «réforme» consiste en gros à remplacer un cadeau aux plus riches par un autre cadeau aux plus riches... Le bouclier fiscal est supprimé, mais la piste qui semble se préciser aujourd'hui, c'est que l'argent qu'on va économiser avec cette suppression sera rendu à 300.000 contribuables à l'impôt sur la fortune.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour Thomas Piketty, professeur à l&#8217;Ecole d&#8217;économie de Paris et co-auteur du livre «Pour une révolution fiscale», cette réforme profite surtout à ceux qui détiennent déjà un patrimoine important, au détriment des classes moyennes.<br />
La «réforme» consiste en gros à remplacer un cadeau aux plus riches par un autre cadeau aux plus riches&#8230; Le bouclier fiscal est supprimé, mais la piste qui semble se préciser aujourd&#8217;hui, c&#8217;est que l&#8217;argent qu&#8217;on va économiser avec cette suppression sera rendu à 300.000 contribuables à l&#8217;impôt sur la fortune.<br />
L&#8217;une des pistes évoquées pour les en sortir [François Fillon n'a pas précisé de quelle façon seront sortis de l'ISF ces 300.000 contribuables, ndlr] est l&#8217;augmentation du seuil d&#8217;imposition de l&#8217;ISF. Il est actuellement de 800.000 euros et pourrait être relevé à 1,3 million d&#8217;euros.<br />
Il s&#8217;agit d&#8217;un seuil de patrimoine imposable au sens de l&#8217;ISF, et non d&#8217;un seuil de patrimoine réel. Il faut y ajouter toutes sortes de niches fiscales et un abattement de 30% sur la résidence principale. En pratique, le seuil de patrimoine réel qu&#8217;il faut dépasser pour commencer à payer l&#8217;ISF est donc actuellement d&#8217;environ 1,2 million d&#8217;euros, et il passera dans la réforme proposée à 1,9 million d&#8217;euros. Et n&#8217;oublions pas que l&#8217;on peut bien sûr déduire les emprunts immobiliers.<br />
Pour résumer, ce qu&#8217;annonce Fillon, c&#8217;est donc qu&#8217;il a de l&#8217;argent à distribuer pour ceux qui ont entre 1,2 et 1,9 millions d&#8217;euros de patrimoine&#8230; Mais en vérité la France n&#8217;a pas les moyens de telles largesses!<br />
A qui profiterait la réforme? Qui néglige-t-elle?<br />
Ce gouvernement bling-bling fait le choix des patrimoines déjà constitués et tourne le dos aux classes moyennes et aux jeunes.<br />
Actuellement, même avec un bon salaire, 3000 euros par mois, 5000 euros par mois, ou même 10.000 euros par mois, les gens n&#8217;arrivent pas à devenir propriétaires à Paris. Ils aimeraient bien être imposables à l&#8217;ISF, mais ils restent souvent locataires toute leur vie! Et quand par miracle ils parviennent à acheter un appartement, il s&#8217;agit le plus souvent d&#8217;un appartement qui vaut au maximum 600.000 ou 900.000 euros, et ils se retrouvent avec un énorme emprunt sur le dos jusqu&#8217;à 50 ou 60 ans. Les gens qui n&#8217;héritent pas n&#8217;ont donc aucune chance de dépasser le seuil de 1,2 million d&#8217;euros pour être imposables à l&#8217;ISF, sauf peut-être à 60 ou 70 ans!<br />
En gros, le gouvernement dit à toutes ces personnes qui n&#8217;ont que leur travail pour vivre: «Vous n&#8217;êtes pas ma priorité, je préfère consacrer mes maigres marges de manœuvre budgétaire à ceux qui possèdent déjà un patrimoine compris entre 1,2 et 1,9 millions d&#8217;euros». Autrement dit des gens qui sont déjà installés, qui sont d&#8217;une moyenne d&#8217;âge plutôt élevée. C&#8217;est une réforme faite contre les gens qui sont dans leur ascension sociale.<br />
S&#8217;agit-il d&#8217;une réforme d&#8217;ampleur?<br />
Il faut être clair: il n&#8217;y a aucune volonté de réforme fiscale, seulement une volonté de supprimer le boulet politique qu&#8217;est devenu le bouclier fiscal, sans avoir l&#8217;air trop bête. Le problème, c&#8217;est que le gouvernement ne fait pas qu&#8217;effacer ses bêtises, il en invente de nouvelles.<br />
Le quinquennat qui s&#8217;achève est vraiment un quinquennat pour rien en matière fiscale. On a introduit des niches fiscales invraisemblables en début de mandat, et on les supprime à la fin. Ce qui m&#8217;intéresse maintenant, c&#8217;est de savoir si nous aurons un vrai débat fiscal en 2012. Ce débat doit d&#8217;abord porter sur une véritable réforme de l&#8217;impôt sur le revenu, qui est totalement mité par les niches fiscales et a besoin d&#8217;être entièrement refondé.<br />
La convergence avec l&#8217;Allemagne, qui aurait aussi supprimé son impôt sur la fortune, est mise en avant pour justifier cette réforme. Ce rapprochement est-il opportun?<br />
C&#8217;était déjà l&#8217;argument pour instaurer, puis pour supprimer le bouclier fiscal. Or en Allemagne il n&#8217;y a jamais eu de bouclier fiscal. Et il n&#8217;y a jamais eu non plus d&#8217;impôt sur la fortune! L&#8217;impôt sur le patrimoine auquel fait référence Nicolas Sarokzy et qui a été supprimé en Allemagne n&#8217;a absolument rien à voir avec l&#8217;ISF français: il s&#8217;agissait d&#8217;un très vieil impôt basé sur des valeurs cadastrales, et qui ressemblait bien davantage à notre taxe foncière qu&#8217;à l&#8217;ISF. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela qu&#8217;il a été supprimé: il y avait rupture du principe d&#8217;égalité devant l&#8217;impôt (en Allemagne comme en Espagne).<br />
L&#8217;ISF français est au contraire un impôt moderne, créé dans les années 1980-1990, et qui s&#8217;appuie sur les valeurs de marché au 1er janvier. Au moins, c&#8217;est la même règle pour tout le monde. Le problème, c&#8217;est qu&#8217;on a affaire à un gouvernement qui ment effrontément et pollue le débat avec des comparaisons internationales totalement farfelues.<br />
Cette réforme est-elle de nature à lutter contre l&#8217;évasion fiscale, autre argument avancé par le gouvernement?<br />
Sortons de l&#8217;idéologie et regardons les chiffres. Les patrimoines français ne se sont jamais aussi bien portés. On le voit sur le niveau des prix de l&#8217;immobilier à Paris: il faut un niveau de patrimoine et de prospérité important pour soutenir ce niveau des prix. Les patrimoines déclarés à l&#8217;ISF ont augmenté très vite ces quinze dernières années, plus vite encore que les cours boursiers et immobiliers. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour ça que ça coûte très cher de le supprimer et que, apparemment, le gouvernement va finir par ne pas le supprimer. Si vraiment les patrimoines foutaient le camp, cet impôt ne rapporterait rien et il n&#8217;y aurait aucun problème à le supprimer.<br />
Nous sommes dans une période historique où les patrimoines prospèrent mais où les revenus stagnent. Ce n&#8217;est pas du tout le moment de détaxer les patrimoines! D&#8217;autant plus que cela contribue à doper l&#8217;inflation immobilière et à empêcher ceux qui veulent entrer dans le jeu, qui ont un salaire élevé mais pas encore de patrimoine, de le faire. La priorité absolue de la politique fiscale doit être de consacrer toutes les marges de manœuvre disponibles à réduire les prélèvements pesant sur ceux qui n&#8217;ont que leur travail pour vivre (salariés et non-salariés). Extrait  du site du journal  Libération</p>
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		<title>La révolution silencieuse de l’Islande. Un précédent inquiétant pour nos élites politico-financières</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jan 2011 16:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Points de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Islande se porte bien mieux qu’attendu » et ajoute : « Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens. »
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Ne croyez pas, chers compatriotes, ceux qui proposent que nous sortions de l&#8217;euro. L&#8217;isolement de la France serait une folie. La fin de l&#8217;euro, serait la fin de l&#8217;Europe. Je m&#8217;opposerai de toutes mes forces à ce retour en arrière qui ferait fi de 60ans de construction européenne qui ont apporté la paix et la fraternité sur notre continent. Je le dis avec d&#8217;autant plus de fermeté que j&#8217;ai toujours milité pour la préférence communautaire et que je me suis toujours battu pour la protection de notre industrie&#8230; » Voilà en substance les mots du Président de la République à propos de la monnaie unique lors de ses vœux aux Français.<br />
Nous avons tous compris que les élites des partis d&#8217;alternance au pouvoir, s&#8217;accrocheraient, quoi qu&#8217;il en coûte, à la monnaie unique. Pourtant la construction européenne ne s&#8217;est pas toujours faite dans l&#8217;intérêt des peuples européens. Déjà en 2005, le Nobel français d&#8217;économie Maurice Allais évaluait les effets de l’abandon de la préférence communautaire, décidé en 1974 par Bruxelles sur les économies nationales. Il établissait la baisse du taux de croissance du PIB réel par habitant de l’ordre de 30 à 50% pour les pays signataires du traité de Rome.<br />
Déterminé à faire bouger les lignes, en juin 2010 Maurice Allais s&#8217;était indigné de la destruction programmée de notre industrie et de notre grenier agricole dans la publication économique interne de la prestigieuse école des Mines : « L’enjeu capital actuel est le risque d’une destruction de l’agriculture et de l’industrie françaises. Ce danger est réel et j’emploie le mot destruction car il est représentatif de la réalité. Un tel risque provient du mouvement incessant des délocalisations, elles-mêmes dues aux différences de salaires entre, d’une part, des pays développés tels que ceux de l’Amérique du Nord ou d’Europe de l’Ouest, et, d’autre part, ceux d’Asie ou d’Europe orientale, par exemple la Roumanie ou la Pologne »<br />
Maurice Allais suggérait le rétablissement des préférences régionales. Il revendiquait un protectionnisme raisonné et pragmatique en marge de la rigidité de l&#8217;idéologie néolibérale. « Un point essentiel tient à la définition de ces espaces régionaux, qui ne devront pas être trop vastes et devront rechercher une homogénéité interne, ce que je définis comme « des ensembles régionaux groupant des pays de développement économique comparable, chaque association régionale se protégeant raisonnablement vis à vis des autres. » »<br />
Le diplomate Stéphane Hessel, auteur du best-seller « Indignez-vous ! »ne serait pas loin de partager le point de vue de Maurice Allais quand il affirme : « Ce n&#8217;est pas en se donnant à une idéologie qu&#8217;on fera progresser la société : on le fera par une réforme équilibrée et démocratique. Les idéologies ont fait beaucoup de mal, l&#8217;idéologie communiste comme l&#8217;idéologie néolibérale. Il faut écouter les gens, savoir ce qui les indigne, comprendre sur quoi on peut travailler avec eux, et non pas leur dire, comme le font les idéologues : voilà ce que tu dois faire. »<br />
S&#8217;agissant du rôle protecteur de l&#8217;euro pour les pays membres, le prix Nobel américain d&#8217;économie Paul Krugman, lui non plus, ne s&#8217;y est pas trompé. Voilà un expert indépendant des luttes intestines européennes, qu&#8217;on ne peut accuser d&#8217;être à la foi juge et parti et qui nous fait un décryptage sans état d&#8217;âme.<br />
L&#8217;expérience résultant de l’analyse comparée entre d&#8217;une part l&#8217;Irlande, pays européen de la zone euro et d&#8217;autre part l&#8217;Islande, pays européen extérieur à la zone euro, s&#8217;avère très instructif. On a affaire à deux pays de taille modeste, voisins et au niveau de vie assez semblable.<br />
Paul Krugman constate qu&#8217; « avant l&#8217;éclatement bancaire, la dette publique irlandaise était faible. Or, les contribuables devenant soudain redevables pour d&#8217;énormes pertes bancaires, alors même que les recettes plongeaient, la solvabilité du pays fut mise en doute. L&#8217;Irlande tenta alors de rassurer les marchés avec un sévère programme de réduction des coûts.<br />
Prenez une minute pour réfléchir à cela. Ces dettes furent contractées, non par des programmes publics, mais par des magouilleurs privés qui ne cherchaient rien d&#8217;autre que leur propre profit. C&#8217;est maintenant aux citoyens irlandais lambda de porter le poids de ces dettes. Enfin, pour être plus précis, ils portent un poids bien plus lourd que la dette &#8211; parce que ces réductions de coûts ont causé une grave récession, ce qui fait qu&#8217;en plus de supporter les dettes bancaires, les Irlandais souffrent aujourd&#8217;hui d&#8217;une baisse de leurs revenus et d&#8217;une hausse du chômage. »<br />
En revanche, « à ce stade, l&#8217;Islande semble faire mieux, pour le moins, que son quasi-homonyme. Sa crise économique ne fut pas pire que celle de l&#8217;Irlande, ses pertes d&#8217;emplois moins sévères, et elle semble en meilleure posture pour une reprise. En fait, les investisseurs semblent considérer aujourd&#8217;hui que la dette islandaise est plus sûre que la dette irlandaise. Comment une telle chose est-elle possible ? …… l&#8217;Islande a laissé les créanciers étrangers des banques qui s&#8217;étaient emballées payer le prix de leur propre manque de jugeote plutôt que d&#8217;obliger ses propres contribuables à garantir de mauvaises dettes privées. Comme le note le Fonds monétaire international &#8211; d&#8217;un ton approbateur ….<br />
L&#8217;Islande a également bénéficié du fait que, contrairement à l&#8217;Irlande, elle possède encore sa propre monnaie : la dévaluation du krone, qui a rendu les exportations islandaises plus compétitives, fut un facteur important dans la limitation de la crise islandaise. »<br />
Il faut tout de même préciser que l&#8217;Islande a fait sa révolution en douceur, événement historique aux portes de l&#8217;Europe qui n&#8217;a pas été relayé par la « grande » presse audiovisuelle.<br />
En 2008, confronté à la faillite brutale du système bancaire, le pays fait le choix de nationaliser les banques. Très vite le pays doit faire face à la faillite d’Icesave, une banque en ligne dont les opérations étaient tournées notamment vers le Royaume-Uni. Sous la pression de la commission européenne le gouvernement soumet un projet de loi au parlement prévoyant le règlement de la dette par l&#8217;Etat islandais. Le parlement vote le renflouement des banques. Le texte prévoit le paiement échelonné d&#8217;ici à 2024 d&#8217;environ 3,8 milliards d&#8217;euros, soit l&#8217;équivalent de près de 40% du produit intérieur brut annuel de l&#8217;île, ruinée par l&#8217;effondrement de ses banques en octobre 2008. Mais les contribuables irlandais ne l&#8217;entendent pas de cette oreille. Une pétition citoyenne circule, ratifiée par près d&#8217;un islandais sur quatre. Le Président du pays, Olafur Grimsson refuse de promulguer la décision éminemment politique et prend l&#8217;initiative de soumettre ce choix de politique à référendum. Les Islandais rejetteront le texte à la majorité écrasante de 93%.<br />
Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante le 27 novembre 2010. Un appel à candidatures (étaient exclus les élus nationaux. Il fallait avoir dix-huit ans révolus et être soutenu par au moins trente personnes) a suscité des vocations chez 522 volontaires. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.<br />
Les constituants se réuniront à partir de la mi-février 2011 et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la réaffirmation de la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif. Il s’agit donc de l’élaboration d’un nouveau contrat social et, pour un tel objectif, il faut, ce que beaucoup ici semblent ignorer, la participation de toute la nation.<br />
Dans une interview avec l’agence d’information financière Bloomberg, le Président Olafur Grimsson explique : « La différence [avec l’Irlande] c’est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite. C’étaient des banques privées et on n’y a pas injecté d’argent pour les maintenir à flot ; l’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité. »<br />
Il renchérit :« L’Islande se porte bien mieux qu’attendu » et ajoute : « Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens. »</p>
<p style="text-align: justify;">Site AGORA VOX le média ciyoyen</p>
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		<title>Communiqué de presse du Parti Socialiste de Lys Lez Lannoy</title>
		<link>http://www.pslys.fr/communique-de-presse-section-du-parti-socialiste-de-lys-lez-lannoy-22-octobre-2010</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Oct 2010 09:22:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin PS Lys</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[PS Lys]]></category>

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		<description><![CDATA[Réunie en A.G. le 21 octobre 2010, la section du P.S. de Lys-lez-Lannoy souhaite s’exprimer auprès de la population par communiqué de presse :

Les événements qui secouent le pays en réaction à un pouvoir qui méprise à la fois les retraités, les salariés et les jeunes touchent bien sûr la population lyssoise qui vit avec angoisse la peur du lendemain dans une région durement touchée depuis des décennies...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Réunie en A.G. le 21 octobre 2010, la section du P.S. de Lys-lez-Lannoy souhaite s’exprimer auprès de la population par communiqué de presse :</p>
<p>Les événements qui secouent le pays en réaction à un pouvoir qui méprise à la fois les retraités, les salariés et les jeunes touchent bien sûr la population lyssoise qui vit avec angoisse la peur du lendemain dans une région durement touchée depuis des décennies.</p>
<p>Elle souligne que notre Département du Nord (journal du net du 23 juin 2010) comporte 7 villes parmi les 10 villes les plus pauvres de France (dont Roubaix) et qu’il ne soit pas étonnant dans ces conditions que des gestes de désespoirs soient malheureusement constatés ici ou là…</p>
<p>Avec arrogance, la droite joue comme toujours la division et ose en même temps évoquer la démocratie tout en bafouant l’opinion publique qui soutient pourtant les grèves à 70%.</p>
<p>Le président de la République ne mise que sur l’usure et n’aspire qu’à un pourrissement afin d’affaiblir ceux qui se battent pour demander que l’on examine le financement des retraites sur d’autres critères que ceux qu’il veut imposer en despote.</p>
<p>Quelque soit l’issue de cette épreuve, le P.S. de Lys-lez-Lannoy souhaite que les sanctions à ce pouvoir s’exprime dans les urnes pour chaque rendez vous électoral futur (cantonal, présidentiel et municipal) et que ceux qui, par dépit, s’abstiennent ou se jettent sur le Front National redonne à la gauche rassemblée les moyens de peser face à cette radicalisation.</p>
<p>Notre section a bien noté que, profitant de cette période troublée, le député maire de notre circonscription, a voté sans scrupule la loi BESSON la semaine dernière supprimant les soins des étrangers sur notre sol….Nous dénonçons cette faute politique qui entache le mandat qu’il a reçu des électeurs: Bienvenue chez les Ch’tis et l’image de générosité et d’humanisme des gens du Nord  avec vous c’est vraiment du cinoche  Monsieur VERCAMER !</p>
<p>Sur le plan local, la section note que l’opposition s’active plus que jamais à souffler la haine et la démagogie ambiante : Ils ont joué sur la peur en instrumentalisant à outrance l’arrivée de gens du voyage sur notre commune. C’est avec satisfaction que nous notons que ces Français commerçants ambulants aient tenu leur engagement et sont partis après que leur petite fille ait pu être soignée au CHR de Lille. Et nous posons la question : Quid des nuisances et des dégâts….dénoncés par l’opposition lyssoise ? Faire peur et créer l’amalgame avec les Roms (voleurs de poules ?) donne une piètre image des valeurs qu’ils véhiculent car force est de constater que rien de tout cela ne s’est produit……</p>
<p>Les travaux sur le site Stein sont désormais bien lancés. Quant au combat des ouvriers touchés par l’amiante,il se poursuit encore et toujours auprès de la Cour d’Appel de DOUAI et nous leur réaffirmons notre soutien plein et entier.</p>
<p>La section socialiste demeurera à l’écoute des vraies préoccupations des Lyssois en mettant en place des référents de quartiers.</p>
<p>Pour terminer, le P.S. de Lys-lez-Lannoy appelle à davantage de réserves sur les informations distillées par le pouvoir via les médias et l’opposition locale qui nourrit un seul but : reprendre la Mairie qu’elle a perdue par ses divisions internes et son incompétence récurrente pendant deux mandats consécutifs.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Pourquoi Sarkozy suscite la haine</title>
		<link>http://www.pslys.fr/pourquoi-sarkozy-suscite-la-haine</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Oct 2010 13:19:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains l&#8217;insultent, d&#8217;autres souhaitent sa mort, beaucoup le traitent de fasciste&#8230; Nicolas sarkozy n&#8217;est pas seulement le président de la République le plus impopulaire, il est aussi celui qui déchaîne les réactions les plus négatives. Explications. &#171;&#160;Nicolas Sarkozy n&#8217;est pas Adolf Hitler.&#160;&#187; C&#8217;est une précision sans doute utile qu&#8217;apporte, le 5 septembre, le député PS<br /><span class="excerpt_more"><a href="http://www.pslys.fr/pourquoi-sarkozy-suscite-la-haine">[continuer la lecture...]</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Certains l&#8217;insultent, d&#8217;autres souhaitent sa mort, beaucoup le traitent de fasciste&#8230; Nicolas sarkozy n&#8217;est pas seulement le président de la République le plus impopulaire, il est aussi celui qui déchaîne les réactions les plus négatives. Explications.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nicolas Sarkozy n&#8217;est pas Adolf Hitler.&nbsp;&raquo; C&#8217;est une précision sans doute utile qu&#8217;apporte, le 5 septembre, le député PS de l&#8217;Essonne Julien Dray, sur Radio J. La veille se sont déroulées des manifestations organisées par la gauche contre la politique sécuritaire du pouvoir. C&#8217;est un autre propos, sûrement nécessaire, lui aussi, par les temps qui courent. Le 21 septembre, tout en assumant la polémique qu&#8217;il a déclenchée après avoir décrit un climat &laquo;&nbsp;très pourri, très Vichy&nbsp;&raquo;, le député PS du Doubs, Pierre Moscovici, écrit sur son blog : &laquo;&nbsp;Nicolas Sarkozy n&#8217;est pas fasciste.&nbsp;&raquo; Le 23, le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, précise à son tour, sur Europe 1: &laquo;&nbsp;Sarkozy n&#8217;est pas un nazi.&nbsp;&raquo;<br />
Alerte à l&#8217;Elysée<br />
&laquo;&nbsp;T&#8217;es mort !&nbsp;&raquo; Ce message laconique est tombé à la mi-septembre sur la page Internet de l&#8217;Elysée. Avec une fréquence très aléatoire (à deux reprises dans la semaine du 13 au 19 septembre), la justice est alertée de menaces visant le chef de l&#8217;Etat. La procédure est désormais rodée: la section antiterroriste du parquet de Paris saisit la brigade criminelle afin d&#8217;identifier l&#8217;auteur. Les services du procureur ont refusé de préciser le nombre d&#8217;enquêtes à L&#8217;Express, mais une dizaine seraient en cours. Avec, parfois, quelques surprises. Le &laquo;&nbsp;corbeau&nbsp;&raquo; le plus âgé interpellé cette année avait près de 80 ans. &laquo;&nbsp;Jacques Chirac ne suscitait pas un tel déferlement de haine verbale&nbsp;&raquo;, souligne un vieux routier de la police judiciaire.</p>
<p>Le phénomène ne date pas de ces dernières semaines. En septembre 2009, un homme, qui s&#8217;était lui-même baptisé &laquo;&nbsp;Cellule 34&#8243;, a été arrêté après avoir adressé des balles par courrier à plusieurs personnalités, dont le chef de l&#8217;Etat. En octobre de la même année, les policiers ont intercepté un cercueil juste avant sa livraison à l&#8217;Elysée. Fausse alerte: des paysans l&#8217;avaient truffé de victuailles pour protester contre la &laquo;&nbsp;mort&nbsp;&raquo; de l&#8217;agriculture.<br />
Eric Pelletier<br />
Cela va sans dire, mais cela irait-il mieux en le disant ? La classe politique n&#8217;est pas la seule à participer de l&#8217;atmosphère actuelle. En juin, au cours d&#8217;un concert donné dans une petite commune du Loir-et-Cher, la chanteuse Lio souhaite au président de &laquo;&nbsp;crever&nbsp;&raquo; rapidement.<br />
En juillet, un journal satirique est condamné par le tribunal de grande instance de Paris à retirer des photomontages &laquo;&nbsp;utilisant sans autorisation l&#8217;image [du] visage [de Nicolas Sarkozy], le représentant nu en train de subir un acte sexuel derrière les barreaux d&#8217;une cellule de prison, agenouillé en slip dans un cachot (&#8230;) et le présentant nu en train d&#8217;imposer un acte sexuel à une chèvre&nbsp;&raquo;.<br />
Sarkozy Scarface?<br />
En août, un prêtre lillois de 71 ans, connu pour son franc-parler plus que pour son extrémisme idéologique (il a voté François Bayrou en 2007), laisse exploser sa colère face aux expulsions de Roms et déclare prier &laquo;&nbsp;pour que Nicolas Sarkozy ait une crise cardiaque&nbsp;&raquo;.<br />
En septembre, les photos new-yorkaises du président en chemise noire et chaîne en or alimentent immédiatement les blogs hostiles: leurs auteurs lui trouvent des airs de Tony Montana, le héros mafieux de Scarface.<br />
Enfin, le 21, sur France 3, dans l&#8217;émission Ce soir ou jamais, Emmanuel Todd s&#8217;insurge: &laquo;&nbsp;Il y a quelque chose de très grave, c&#8217;est le genre de président qu&#8217;on a. Je suis désolé qu&#8217;un système comme le système français arrive à avoir ce machin à la tête de l&#8217;Etat&#8230;&nbsp;&raquo; Sur le plateau, le démographe accuse Nicolas Sarkozy de &laquo;&nbsp;travailler contre la Constitution&nbsp;&raquo;. Il va jusqu&#8217;à invoquer sa destitution.</p>
<p>Depuis quelques mois règne en France une ambiance particulière : un jour, le chef de l&#8217;Etat provoque volontairement l&#8217;hystérie; le lendemain, la haine se déchaîne contre lui. &laquo;&nbsp;Nicolas Sarkozy est devenu l&#8217;homme le plus détesté de France, le président le plus honni de la Ve République&nbsp;&raquo;, constate Alain Duhamel, le 16 septembre, dans Libération.<br />
&laquo;&nbsp;Pourquoi rend-il tant de gens aussi fous dans leurs têtes? s&#8217;interroge Alain Minc. Il ne mérite, comme dans Racine, ni excès d&#8217;honneur, ni indignité.&nbsp;&raquo;<br />
La personnalisation du pouvoir facilite toutes les outrances<br />
François Hollande n&#8217;a pas tardé à percevoir les dangers du phénomène : &laquo;&nbsp;La bêtise de l&#8217;antisarkozysme conduit à l&#8217;attaquer en oubliant les faits, confie l&#8217;ancien premier secrétaire du PS. Si excès il y a &#8211; et c&#8217;est le cas &#8211; Nicolas Sarkozy va chercher la victimisation.&nbsp;&raquo; Aussi a-t-il demandé à ses camarades, au détour d&#8217;un entretien au Monde, de &laquo;&nbsp;ne plus seulement (&#8230;) ajouter ad nauseam des arguments à l&#8217;antisarkozyme&nbsp;&raquo;, mais d&#8217;&nbsp;&raquo;ouvrir un autre chemin&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi celui qui fut élu avec une si large majorité (53%) et une si forte participation (85 %) suscite-t-il désormais de telles réactions? A qui la faute? A Internet, à la presse, à ce siècle ? A lui-même? Dans une ère propice aux dérives, dans un débat public pauvre en repères historiques solides, la personnalisation du pouvoir facilite toutes les outrances.<br />
Aux Etats-Unis, Barack Obama est régulièrement grimé en Hitler par des manifestants en colère. Sa réforme de l&#8217;assurance-maladie &laquo;&nbsp;mène au retour du nazisme, via le renforcement du pouvoir de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo; &#8211; c&#8217;est le populaire animateur de Fox News et héraut de la droite ultraconservatrice Glenn Beck qui le prétend.<br />
&laquo;&nbsp;J&#8217;ai compris que, chaque fois que je me mets en avant, c&#8217;est un problème&nbsp;&raquo;, reconnaissait Nicolas Sarkozy, en petit comité, après les régionales de mars (1). L&#8217;a-t-il compris, vraiment ? Est-il justifié qu&#8217;il emmène son plus jeune fils lors de sa visite surprise en Seine-Saint-Denis, et notamment à la cité des 4 000, dans la soirée du 23 juin dernier (un déplacement à l&#8217;occasion duquel un homme de 21 ans fut d&#8217;ailleurs interpellé pour avoir insulté le chef de l&#8217;Etat)?<br />
La plupart des sarkozystes récusent toute part de responsabilité dans la brutalité du moment et qualifient d&#8217;&nbsp;&raquo;excuse&nbsp;&raquo; l&#8217;argument selon lequel le président a tellement changé la fonction qu&#8217;il l&#8217;a désacralisée. Pourtant, à l&#8217;Elysée, loin des micros, certains s&#8217;inquiètent d&#8217;attitudes présidentielles qui contribuent peu à la pacification des esprits.<br />
Le &laquo;&nbsp;Casse-toi, pauvre con&nbsp;&raquo; lancé au Salon de l&#8217;agriculture en 2008, multiplié à l&#8217;infini par Internet (la scène a été visionnée plus de 12 millions de fois sur YouTube), restera l&#8217;une des phrases du quinquennat ; des adolescents la citent même, à l&#8217;école, pour justifier leurs propres agressions verbales à l&#8217;encontre d&#8217;enseignants. Les chiraquiens rappellent volontiers que &laquo;&nbsp;leur&nbsp;&raquo; président, victime d&#8217;une grossièreté peu habituelle lors d&#8217;une visite à Mantes-la-Jolie en 2002 (des crachats à la tête), avait feint l&#8217;indifférence.</p>
<p>A l&#8217;origine de la haine, il y a donc la rencontre d&#8217;une époque et d&#8217;un personnage. Le choc entre une hypermédiatisation où plus rien n&#8217;est contrôlé, ni contrôlable, et un hyperprésident qui a choisi de ne pas endosser l&#8217;habit consensuel de père de la Nation. Nicolas Sarkozy cultive une logique de défi permanent, c&#8217;est même le fil rouge de sa vie politique: la violence est l&#8217;une des marques de fabrique de sa carrière. Dans l&#8217;entre-deux tours de la présidentielle de 1995, celui qui a préféré Edouard Balladur à Jacques Chirac essuie crachats et injures lorsqu&#8217;il rallie le futur vainqueur lors d&#8217;un meeting.<br />
Longtemps, histoire de se motiver, il a gardé à portée de main les affiches &laquo;&nbsp;Sarko salaud&nbsp;&raquo; qui ont fleuri lors d&#8217;une réunion du RPR, en 1997, dans la foulée de la dissolution ratée par Jacques Chirac. Ses expressions (du &laquo;&nbsp;croc de boucher&nbsp;&raquo; promis à Dominique de Villepin dans l&#8217;affaire Clearstream à la gorge tranchée mimée à l&#8217;intention d&#8217;Alain Juppé, destin promis aux &laquo;&nbsp;héritiers [...] faits pour être guillotinés&nbsp;&raquo;) ne manquent jamais de férocité. &laquo;&nbsp;C&#8217;est sa complexion génétique, décrit l&#8217;un de ses anciens collègues au gouvernement. Quand il entre dans une salle, il se passe quelque chose d&#8217;électrique.&nbsp;&raquo; Un autre ancien ministre complète : &laquo;&nbsp;Il a toujours eu besoin de se créer une adversité, il s&#8217;est élevé des murs en permanence.&nbsp;&raquo;<br />
Nicolas Sarkozy cultive une logique du défi permanent<br />
Les présidents de la Ve République sont rarement des enfants de choeur; tous ont connu l&#8217;impopularité, et même l&#8217;hostilité. C&#8217;est la fonction qui le veut. &laquo;&nbsp;Mais la haine de De Gaulle s&#8217;expliquait par des raisons politiques; le problème de Nicolas Sarkozy, c&#8217;est qu&#8217;on en veut à sa personne, d&#8217;où l&#8217;agressivité&nbsp;&raquo;, pointe un ancien conseiller élyséen.<br />
De fait, avec ce chef de l&#8217;Etat, les contentieux publics prennent chaque fois une tournure individuelle. &laquo;&nbsp;Tant que, comme candidat, il provoquait au sein de la classe politique, il visait des gens comme lui, et c&#8217;était apprécié, constate le directeur de l&#8217;institut Isama, Jérôme Sainte-Marie. Là, c&#8217;est le président qui parle, et les Français sont interpellés dans leur être intime et social, ce qui provoque une forme de douleur.&nbsp;&raquo;<br />
Cliver, mettre en tension: c&#8217;est ainsi que Nicolas Sarkozy s&#8217;est imposé &#8211; son passage au ministère de l&#8217;Intérieur est un cas d&#8217;école de cette stratégie ; c&#8217;est ainsi qu&#8217;il dirige la France. &laquo;&nbsp;Sa vision de la société et des grands enjeux qui la traversent est assez manichéenne, il y a le bien et le mal, les gentils et les méchants, ce qui est bon et ce qui est mauvais, ce que l&#8217;on valorise et ce que l&#8217;on réprime. Cela ne peut être que tout l&#8217;un ou tout l&#8217;autre. La société est divisée en deux mondes tellement hermétiques l&#8217;un à l&#8217;autre qu&#8217;ils en sont irréconciliables&nbsp;&raquo;, note Marie-Eve Malouines dans Nicolas Sarkozy. Le pouvoir et la peur (2). &laquo;&nbsp;Aujourd&#8217;hui, nous avons la forme la plus caricaturale et révoltante du sarkozysme, celle de l&#8217;union nationale négative, si je puis dire. C&#8217;est la tentative de construire du consensus par les formulations les plus archaïques de la xénophobie et du rejet de l&#8217;autre&nbsp;&raquo;, analyse Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, dans un entretien à Mediapart.<br />
&laquo;&nbsp;Le président a le sentiment, justifié, d&#8217;être assiégé&nbsp;&raquo;<br />
Les critiques des intellectuels ont peu de chances de modifier l&#8217;avis du président et de ses proches, convaincus que l&#8217;on assiste d&#8217;abord à &laquo;&nbsp;un procès en illégitimité&nbsp;&raquo;, selon l&#8217;expression de son ami, Nicolas Bazire. &laquo;&nbsp;Les castes qui encadrent la société française détestent ceux qui ne sont pas issus de leurs rangs&nbsp;&raquo;, affirmait le conseiller spécial Henri Guaino dans une récente interview au Parisien.<br />
Au premier rang des fidèles, le ministre de l&#8217;Intérieur, Brice Hortefeux, observait avant l&#8217;été: &laquo;&nbsp;Le président a le sentiment, justifié, d&#8217;être assiégé. La presse, par exemple, a été humiliée de le voir élu alors qu&#8217;elle ne le souhaitait pas, du coup, pour laver cette humiliation, elle cherche à l&#8217;abattre.&nbsp;&raquo;<br />
Penser que la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007 s&#8217;est faite contre les médias relève de la construction a posteriori, voire du mirage &#8211; mais c&#8217;est une conviction absolue chez les sarkozystes, pour qui la presse figure désormais au premier rang des responsables. &laquo;&nbsp;Ce que les journalistes ont apprécié chez lui quand il était dans la conquête du pouvoir, ils ne l&#8217;acceptent plus maintenant qu&#8217;il est président. Lui pense, au contraire, que le fait de ne pas avoir changé est un signe d&#8217;honnêteté&nbsp;&raquo;, commente un proche.<br />
La Une de Marianne consacrée, le 6 août, au &laquo;&nbsp;voyou de la République&nbsp;&raquo; a déclenché un torrent de réactions à droite. Le président estime que la couverture du Nouvel Observateur, le 2 septembre, sur &laquo;&nbsp;Les riches, le pouvoir et la droite&nbsp;&raquo;, avec sa photo sur un billet de 500 euros, relevait d&#8217;&nbsp;&raquo;un antisémitisme, conscient ou non&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;Gringoire aussi m&#8217;aurait mis ainsi.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Si les attaques les plus fortes de la classe politique contre Nicolas Sarkozy remontent à 2005, au moment de la crise des banlieues, c&#8217;est maintenant que l&#8217;on constate les attaques les plus fortes de la classe médiatique, assure le conseiller en communication du président, Franck Louvrier. Car il est jugé en valeur absolue et non relative, il est sur un marché non concurrentiel tant que la gauche n&#8217;a pas de candidat. Mais le récepteur est adulte : les dérives nuisent plus aux émetteurs qu&#8217;à celui qu&#8217;ils visent.&nbsp;&raquo;<br />
Pour le chef de l&#8217;Etat (dont le grand-père maternel était juif), les allusions à son physique témoignent d&#8217;une forme d&#8217;antisémitisme &#8211; il se réfère volontiers aux précédents de Léon Blum et de Georges Mandel &#8211; de même que la comparaison, effectuée en mai par Martine Aubry, avec l&#8217;escroc Bernard Madoff, cet homme d&#8217;affaires arrêté par le FBI.<br />
Franck Louvrier détaille: &laquo;&nbsp;Il ne faut pas se voiler la face. Quand on dit de Nicolas Sarkozy qu&#8217;il est proche des riches, proaméricain, et qu&#8217;on le compare à Madoff, cela réveille chez certains des relents d&#8217;antisémitisme.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Je redoutais d&#8217;être autant attaqué, mais, là, le niveau de haine me met mal à l&#8217;aise&nbsp;&raquo;, a remarqué le président devant quelques visiteurs. Et de reconnaître dans la foulée: &laquo;&nbsp;Voyou, nazi, nul&#8230; Cela ne me dessert pas.&nbsp;&raquo; Se souvient-il de ce que disait, à la fin des années 1960, François Mitterrand: &laquo;&nbsp;Je suis l&#8217;homme le plus haï de France, cela me donne une petite chance, n&#8217;est-ce pas, d&#8217;être un jour le plus aimé&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il ne pourra pas se déplacer en papamobile, tout de même !&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Nicolas Sarkozy attire tant d&#8217;hostilité sur lui que le second tour sera un référendum pour ou contre sa personne&nbsp;&raquo;, pronostique le coprésident d&#8217;Ipsos, Jean-Marc Lech. Quand la détestation devient totale, elle peut tout emporter, qu&#8217;importe le bilan. Ce fut le cas pour Valéry Giscard d&#8217;Estaing en 1981. Dominique de Villepin imagine volontiers Nicolas Sarkozy victime d&#8217;un rejet tel qu&#8217;il lui serait impossible de parcourir le pays : &laquo;&nbsp;Il ne pourra pas se déplacer en papamobile, tout de même !&nbsp;&raquo;, remarque-t-il, amusé, en privé.<br />
Il devient donc urgent que les attaques facilitent la contre-attaque. Déjà en campagne de premier tour de la présidentielle &#8211; celle qui sert à rassembler ses propres partisans &#8211; le chef de l&#8217;Etat, dont l&#8217;impopularité bat des records, en profite pour rechercher la position, classique chez lui, de victime. Le dérapage de la commissaire Viviane Reding fut, pour lui, une occasion inespérée de répliquer, au cours du Conseil européen, le 16 septembre, alors que la grave faute que constituait, aux yeux de Bruxelles et de nos partenaires, la circulaire anti-Roms première version du gouvernement français le plaçait dans la situation de l&#8217;accusé.<br />
Le 18 septembre, Franck Louvrier et le porte-parole de l&#8217;UMP, Frédéric Lefebvre, discutent, dans le train qui les conduit à une fête du parti en Loire-Atlantique, d&#8217;une expression que le second va lancer publiquement: la &laquo;&nbsp;sarkophobie&nbsp;&raquo;. François Hollande vient d&#8217;évoquer &laquo;&nbsp;une &laquo;&nbsp;ovniprésidence&nbsp;&raquo;, extraconstitutionnelle, extralégale, extravagante&nbsp;&raquo;; Ségolène Royal, une France &laquo;&nbsp;martyrisée&nbsp;&raquo;. Le moment est venu de transformer l&#8217;&nbsp;&raquo;antisarkozysme&nbsp;&raquo; en &laquo;&nbsp;sarkophobie&nbsp;&raquo; pour remettre le président dans sa situation préférentielle. Celle qu&#8217;il recherche toujours quand il entre dans la peau du candidat à l&#8217;Elysée, afin d&#8217;apparaître comme le challenger, et non comme le favori. Avant-hier, seul contre la droite. Entre 2002 et 2007, seul contre Jacques Chirac. En 2012, seul contre &laquo;&nbsp;l&#8217;établissement&nbsp;&raquo;, la pensée unique, la presse. Seul contre tous &#8211; ou isolé comme jamais?</p>
<p>Par Eric Mandonnet, Ludovic Vigogne, publié le 29/09/2010   site de l’Express</p>
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		<title>« Le Voyou de la République » La dernière Une de Marianne fait réagir.</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 14:46:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Points de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Marianne n'y va pas de main morte en traitant le président de « voyou » mais elle reconnaît que celui qui occupe actuellement cette fonction lui inspire mépris et déconsidération et que la politique sarkozyste ne vaut pas mieux que le traitement que lui réservent les médias aujourd'hui. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nouvelle « ratonnade » flicardière à la Cité de l’Arlequin de Grenoble avec la  Presse encore une fois convoquée   (images sur BFM/TV). La dernière – comme par exprès, juste avant son déplacement à Grenoble ! – n’a rien donné malgré une garde à vue prolongée de 24 heures. Cette pêche sera-t-elle plus fructueuse ? J’en doute car je suppose que le complice du braqueur du casino d’Uriage abattu par les policiers doit bien se cacher. Ils ne font sans doute qu’interpeller les jeunes déjà connus de leurs services. Fastoche et tout pour l’image mais inefficace.<br />
Quant à la déchéance de la nationalité française qui vise principalement pour l’instant Lies Hebbadj, un porte-parole socialiste disait hier que la nouvelle loi ne pourrait s’appliquer à son cas puisqu’il était naturalisé depuis 91 et que la loi – si elle était votée – limiterait cette possibilité aux personnes naturalisées depuis 10 ans… Soit. Mais sur le plan juridique je ferais surtout remarquer que s’agissant d’une sanction complémentaire – donc d’une peine – l’article 8 de la Déclaration des droits de 1789 qui a valeur constitutionnelle interdit la rétroactivité des lois pénales défavorables.</p>
<p>Le Conseil constitutionnel s’est déjà prononcé avec la plus grande fermeté sur cette question en retoquant précisément la rétroactivité de l’enfermement (après qu’ils aient purgé leur peine) des grands criminels multirécidivistes condamnés avant la promulgation de la loi – Nicolas Sarkozy fit alors des pieds et des mains pour passer outre mais il a quand même bien fini par avaler son chapeau &#8211; et je doute que les Sages en admettent plus le principe aujourd’hui. Toujours très chatouilleux sur la défense des libertés, depuis une décision de 1971 sur la liberté d’association. Le gardien de la Constitution vient d’en donner encore une fois la preuve en exigeant que le gouvernement abroge la garde à vue à partir du 1er juillet 2011 (Nouvel Obs. du 30 juillet 2010).</p>
<p>Je n’ai aucune sorte de sympathie pour Lies Hebbadj – islamiste intégriste qui avait déjà défrayé la chronique en contestant la « prune » (pour conduite dangereuse) de sa femme qui conduisait avec un voile intégral. Tout ça pour une amende de 22 euros (20minutes du 23 avril 2010) ! Il m’est évident qu’il a fait le forcing pour tenter d’islamiser encore un peu plus les lois de la République. Tactique connue des intégristes. Je suppose que s’il avait subodoré tout ce qui lui est tombé depuis sur le coin du museau, il y eût réfléchit à deux fois.</p>
<p>C’était de la pure provoc en plein débat sur l’identité nationale et le port de la burqa. Et pain béni pour les cadors de l’UMP qui espéraient que la surenchère xénophobe, raciste et anti-musulmane (sans faire le départ entre islamistes et modérés) serait payante pour les élections régionales. Qu’ils ont perdues dans les grandes largeurs, faisant de surcroît la courte échelle à Marine Le Pen. Ce qui était hautement prévisible.</p>
<p>Je ne me trompe nullement en disant que NIcolas Sarkozy est rusé, matois et malin comme un singe mais totalement dépourvu d’intelligence politique : incapable de se rendre compte que sa nouvelle surenchère raciste et xénophobe sert encore le Front national et que cette stratégie purement électoraliste – il commence à avoir les foies, redoutant un 21 avril à l’envers ! – se retournera immanquablement contre lui, d’autant qu’il devrait perdre aussi les suffrages des électeurs de droite et centristes modérés. Même Christine Boutin monte au créneau contre lui ! Nicolas Sarkozy arrivant en 3ème position à l’élection présidentielle de 2012 ? Ah ! Ça m’ira ! Ça m’ira ! </p>
<p>Car après avoir été mis en cause pour polygamie et fraude aux prestations sociales (déjà menacé de déchéance de la nationalité française à ce titre, ce qui était juridiquement impossible, les cas prévus par l’article 98 du Code de la nationalité étant d’application restrictive) il est maintenant accusé de viols et violences par une de ses anciennes compagnes…</p>
<p>Je ne suis pas dans le secret des dieux non plus que celui de l’instruction. Pour l’instant et d’après ce que j’ai entendu et lu, ce serait parole contre parole. Mais je pense que l’avocate de Lies Hebbadj est toutefois dans le vrai quand elle dénonce « l’acharnement » contre son client. Et naturellement outrée quand je lis que Brice Hortefeux auquel aucun procédé de basse police ne répugne maintient son « opinion » en déclarant L. Hebbadj « présumé coupable » ! </p>
<p>Une énormité même pour une petite juriste : légalement un prévenu est réputé innocent jusqu’à ce qu’un procès l’ait déclaré coupable. Mais Nicolas Sarkozy nous avait déjà fait le même coup contre Dominique de Villepin. N’hésitant pas affirmer au début du procès de l’affaire Clearstream qu’il voulait voir « les coupables pendus à un croc de boucher » , le « voyou de la République » de Marianne fait bondir la droite… Evidemment, cela ne pouvait passer inaperçu dans les présentoirs des marchands de journaux ! Le gros titre barrant la Une, assortie d’une photo de Nicolas Sarkozy l’air menaçant…</p>
<p>Je trouve même que les chiens de garde de la meute sarkoïdale ont mis bien du temps à réagir… Marianne paraît le samedi, les journalistes le reçoivent la veille et l’on en parlait donc bien avant que je ne l’achète samedi en fin d’après-midi. Je n’ai ni le temps ni l’envie de lire tous les articles sur cette nouvelle polémique. Nadine Morano a attendu lundi pour réagir sur RMC… Elle devait avoir piscine pendant le week-end.</p>
<p>Elle est la première à avoir réagi, trouvant la Une de Marianne « insultante »… Ce à quoi Jean-François Kahn répond que « Mme Nadine Morano ne manque pas d’air : Hier, elle qualifiait les journalistes d’investigation de « fascistes », puis, à la façon des staliniens, de « fascisto-trostkistes », puis les comparait aux journalistes pro-nazis des années 30. Hier encore, elle accusait les responsables de la gauche d’être complices des assassins ».<br />
•	Les années 30 font diantrement recette en ce moment du côté de l’UMP ! Se rendent-ils même compte qu’ils utilisent les mêmes vieilles recettes que l’extrême-droite d’alors ?<br />
Ainsi, Lionel Luca qui n’en rate jamais une réagit au nom du respect dû à la fonction : « Rien ne justifie l’outrage au président de la République élu démocratiquement. Rien ne justifie l’insulte à l’homme politique qui bafoue également ceux qui l’ont élu » ajoutant que « rien ne justifie ces dérives sinon l’intérêt financier d’une opération commerciale pour meubler l’actualité estivale et qu’il est paradoxal de dénoncer les dérives vichystes en utilisant les méthodes de la presse d’extrême droite d’avant-guerre, dont on sait ce qu’elle a été sous l’occupation »…</p>
<p>Encore un qui s’en tient aux « fameux éléments de langage » fournis clef en main par l’Elysée mais ne doit pas comprendre ce qu’il ânonne ! Sinon, il saurait que «Je suis partout» et «Gringoire» &#8211; sans oublier Céline ! – s’en prenaient aux Juifs et aux « métèques »… Rien de nouveau sous le soleil sarkoïdal !</p>
<p>Nadine Morano « ose tout » en demandant : « Où est le respect envers le chef de l’Etat qui a été élu au suffrage universel et mène une politique pour laquelle il a été choisi et sa politique validée ? ». Validée par qui et quand ? Quand Etienne Pinte (député UMP des Yvelines) écrit dans le même numéro de Marianne « Ce n’est pas la France que j’aime» et Christine Boutin « Contre la stigmatisation et l’amalgame ». Sans oublier Marie-Anne Montchamp – député du Val-de-Marne et porte-parole de «République solidaire» et de Dominique de Villepin – qui critique avec beaucoup d’à propos « Le statut des bannis de la République » ni Nicolas Dupont-Aignan « Le candidat de la démagogie, de la surenchère, de la provoc »… Il ne se trompe pas : Nicolas Sarkozy est en pré-campagne présidentielle permanente. Son obsession avec le fric ! « Son rôle n’est pas de dresser les Français les uns contre les autres mais de les rassembler… autour d’une ambition collective ».<br />
•	Las ! Nicolas Sarkozy n’a d’ambition qu’individuelle. La France et les Français, il s’en tape hardiment le coquillard.<br />
Respect dû à la fonction, certes. Et c’est même pour cela que Guy Sitbon – conseiller de la rédaction de Marianne exprime son désaccord. «Président, pas voyou…» en précisant (c’est en exergue de l’article) que « le président n’honore pas sa fonction… Moi, je la respecte pour deux. Par besoin de France ». Preuve aussi s’il en est que, contrairement à l’UMP telle que la souhaitent aussi bien Nicolas Sarkozy, François Fillon, Xavier Bertrand &#038; consorts, Marianne n’est nullement un journal où l’on castrerait les voix discordantes.</p>
<p>Il y a belle lurette que nous savons que Nicolas Sarkozy voulait « faire président » – lubie de gamin mal grandi – mais qu’il considère qu’il exerce un « métier » et non une « fonction » ce qui m’avait fait bien entendu réagir. Il est parfaitement méprisable précisément parce qu’il n’a aucun souci de la grandeur de la fonction qu’il exerce – seule la sienne compte à ses yeux ! Et j’ai bien ri en relisant dernièrement une Pensée de Pascal dans mon « cabinet » de lecture : « Voulez-vous qu’on croie du bien de vous ? N’en dites pas ». – non plus que celle de la France.</p>
<p>Qui ne risque d’ailleurs pas d’en sortir grandie à l’étranger ! À croire Le Monde (6 août 2010). Le New York Times critique vivement la politique sécuritaire de Sarkozy.  « Nicolas Sarkozy, qui aime être appelé Sarko l’Américain, attise dangereusement les passions anti-immigrés pour des calculs politiques à court terme (…) Et ce, dans un pays qui a longtemps défendu avec orgueil le principe d’égalité devant la loi de tous les citoyens français »… Soulignant par ailleurs que cette nouvelle campagne intervient précisément alors que Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages et que Marine Le Pen reprend des forces et qu’en l’occurrence « il est bien aventureux de ne pas tenir compte des «conseils de prudence» et l’inquiétude exprimés par un certain nombre «de membres de la droite traditionnelle».</p>
<p>Le député UMP Patrick Ollier tombe aussi dans l’outrance en affirmant ce 10 août 2010 (dépêche AFP) que Jean-François Kahn « s’est conduit en voyou de la presse ». On n’aura garde d’oublier qu’il est le compagnon de Michèle Alliot-Marie, actuelle Garde des Sceaux…</p>
<p>« Marianne et Jean-François Kahn, qui donnent dans la provocation permanente, dépassent aujourd’hui ce que peut autoriser la liberté de la presse en France » – bientôt muselée à la mode berlusconienne ? &#8211; « Vouloir faire des titres, souhaiter attirer le maximum de lecteurs pour renforcer les équilibres financiers que l’on sait délicats pour ce journal, conduit Jean-François Kahn à confondre le côté spectaculaire d’un titre et le respect que l’on doit à la fonction présidentielle et à Nicolas Sarkozy qui l’exerce au nom des Français ».</p>
<p>Comme si tous les titres de la presse française – et c’est également vrai pour l’ensemble de la presse écrite dans le monde – aussi bien quotidienne qu’hebdomadaire ou mensuelle n’étaient pas en permanence en déséquilibre financier sinon quasi au bord de la faillite. Mais c’est le nouvel argument contre Marianne (après Médiapart) : encore un « élément de langage » frais émoulu du « brain trust » de l’Elysée. Dommage qu’il ne leur manquât que le… cerveau </p>
<p>Certes, Jean-François Kahn ne fait pas dans la dentelle. Ce n’est pas précisément le genre de la maison. Mise en exergue qui donne le ton : « La République est aux mains d’un président qui ne s’encombre d’aucune espèce de morale. Sa priorité absolue devant les sondages désastreux : rester au pouvoir. Démagogie, outrance, provocation sont ses armes favorites. Première victime l’égalité républicaine ».</p>
<p>Il précisera dans une interview donnée: « C’est un type qui parle comme un voyou, qui dit « Casse toi pauv’ con ». Moi, il m’a traité « d’enculé », y’a trois ans, devant sept ou huit personnes. Ça ne me dérange pas, il parle toujours comme ça ! Il parle toujours de faire la guerre, comme si c’était une bande contre une autre. Et puis cette façon de dire, que pour gagner, «tous les moyens sont bons. Qu’est ce qu’il faut dire, qu’est ce que les gens veulent ? Ah ben on va le dire !» Pour conserver le pouvoir, il est capable de tout, exactement comme les caïds des cités de banlieues ». CQFD…</p>
<p>JFK aura beau – en titre – affirmer « Pétainiste ? Non, voyou ! »… Il n’empêche qu’il admet « Voilà Sarkozy, non plus seulement poutinisé, vichysé, quasiment fascisé : un âcre parfum des années 30… ». Je le pense depuis si longtemps et cela ne faisant que s’aggraver depuis le funeste débat sur l’identité nationale que je ne saurais m’inscrire en faux d’autant qu’il poursuit « ce dont personne n’aurait ne fût-ce qu’osé avoir l’idée, depuis le premier ministre collabo Pierre Laval, lui a soudain traversé l’esprit. Et comme toujours chez lui, sitôt concocté, sitôt dit ».</p>
<p>Belle trouvaille au sujet de la responsabilité pénale des parents – deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour les parents d’enfants délinquants ! &#8211; « Une ciottise d’inspiration élyséenne ». Pour ma part j’aurais plutôt tendance à prononcer Ciotti à l’italienne. Ce qui permet de tirer la chasse ! Toujours est-il que le député Eric Ciotti – le sarkozyste qui monte – interrogé par Guy Sitbon soutient que sa loi serait conforme à la Constitution et prétend même (au mépris des textes et de l’esprit des lois) que la responsabilité pénale figurerait déjà dans le Code pénal… Il doit à mon sens confondre avec la responsabilité civile conjointe des parents (article 1384 du code Civil –au chapitre des délits et quasi délits) en cas de dommage causé par leurs enfants mineurs habitant avec eux.</p>
<p>En fait, il se réfère aux articles du Code pénal concernant « l’abandon d’enfants », délit bien entendu réprimé. Il est évident dans un tel cas les parents sont pénalement responsables de leurs actes délictuels et l’élément intentionnel de leur part ne fait aucun doute. De là à leur faire endosser pénalement les méfaits de leur progéniture, il y a un pas qu’aucun juriste conséquent (au sens de tirer les conséquences) ne saurait franchir.</p>
<p>Mais l’insigne bêtise et la mauvaise foi d’Eric Ciotti ne s’arrêtent pas là : sans se démonter, il affirme qu’au Canada « un système semblable à ma proposition est instauré depuis longtemps »… Mauvaise pioche ! Guy Sitbon a plus d’un ami juriste au Canada et tous sont formels : comme en France, « sauf négligence criminelle aucune disposition du code criminel ne prévoit une telle extension de la responsabilité pénale des parents »… Eric Ciotti bredouillera : « Oui, ça existe au Canada »… Il ira loin ce petit : déjà aussi menteur que Nicolas Sarkozy !</p>
<p>Il paraît qu’il sortirait de Sciences Po ! On ne lui aura sans doute pas appris qu’en droit pénal l’élément clef est l’intention qui ne saurait être que personnelle. Il faudrait donc démontrer que les parents ont incité leurs enfants à la délinquance. Cela peut bien évidemment arriver mais la plupart du temps les parents délinquants sont des pauvres gens totalement dépassés par les événements. Les mettre en prison et leur faire payer une amende largement au-dessus de leurs ressources, voilà qui devrait améliorer le sort des enfants tombés dans la délinquance ! Une assistance éducative et dans les cas les plus graves, un placement dans les structures de « l’éducation surveillée » paraît autrement approprié. Mais enfermer les parents n’a aucun sens ni moral ni juridique.</p>
<p>A l’heure actuelle, l’UMP reproche aux journalistes les plus critiques – Marianne, Médiapart, Libération ou le Nouvel Obs. et quelques autres ne se montrent pas extrêmement tendres ! – de réagir en lieu et place des politiques. Le moins que j’en puisse dire c’est que la plupart d’entre eux surtout au Parti socialiste ne sont guère virulents. Ségolène Royal et Martine Aubry qui avaient fortement réagi au sujet de l’affaire Bettencourt-Woerth (curieusement, l’on n’en parle plus…) en parlant, l’une de « système Sarkozy corrompu » (Nouvel Obs. du 30 juin 2006) et l’autre dénonçant la « République abîmée par 3 ans de sarkozysme » (Le Figaro du 4 juillet 2010) en avaient pris plus que plein les gencives de la part de la meute des chiens de garde enragés de Nicolas Sarkozy. Je n’y reviendrais pas, ayant plus que commenté le sujet.</p>
<p>Brice Hortefeux &#8211; dont on n’aura garde d’oublier qu’il fut il y peu condamné pour « injure à caractère racial » : sa sortie sur les prétendus « Auvergnats » mais en fait Français d’origine maghrébine &#8211; monte au créneau contre Bernard-Henri Lévy qui a osé une critique sans concession dans Le Monde (du 4 août 2010) Les trois erreurs de Nicolas Sarkozy…</p>
<p>Ah ! Ça ! Par exemple… Ils ne chient pas hauts les arguments d’Hortefeux contre BHL. C’est gros rouge qui tache et beaufitude. Parce que BHL est bobo, de gauche et &#8211; horribilis ! &#8211; intello. Alors ça donne &#8211; c’est digne de Le Pen ! &#8211; « BHL donne l’opinion de la Closerie des lilas, mais la Closerie des lilas ce n’est pas la France ». Fermez le ban ! En revanche un (prétendu) intello proche de Sarko ose avancer : « La déchéance de la nationalité, cela va marcher à fond. Même Le Pen n’est jamais allé aussi loin »…</p>
<p>Déjà, il me semble qu’il est vachement en retard sur les propositions du FN à cet égard et ensuite, je ne sais pas d’où il sort mais sans nulle forfanterie et franchement, un intello comme ça, je me sens tout à fait cap’ de vous en faire un tous les matins. </p>
<p>Sans doute Patrick Weil &#8211; spécialiste de l’histoire de l’immigration en France &#8211; est-il dans le collimateur de Pierre-André Taguieff pour avoir osé signer une tribune dans Le Monde du 2 août 2010 Patrick Weil : « Sarkozy fait perdre à la droite républicaine ses valeurs » quand il dénonce avec une extrême virulence: « Depuis dix jours sont montés au créneau du néoantifascisme des personnes convenablement morales connues pour leurs travaux consensuels sur l’immigration et la xénophobie ». En effet une sacrée tare, n’est-il pas ?</p>
<p>Encore faut-il savoir que pour Taguieff l’antiracisme se résume à la lutte contre l’antisémitisme et ceux qui critiquent Israël. Et avec ça, tellement sûr de lui et péremptoire qu’il en est éminemment chiant. C’est dire le peu d’estime que je nourris à son égard car pour moi l’antiracisme ne saurait se diviser. On ne peut pas être antiraciste par exemple pour les Juifs et les noirs et être raciste envers les arabes ou les asiatiques. Tout simplement par ce que je crois profondément que nous sommes tous frères et soeurs en humanité.</p>
<p>Le Parti socialiste me paraît très embarrassé et fort peu virulent. Frileux, sans nul doute à cause du résultat du sondage montrant que même à gauche, les mesures délirantes de Nicolas Sarkozy trouvent un écho favorable. Comme si le fait de voter à gauche immunisait forcément contre les préjugés racistes et xénophobes. Fort prudents, or donc, à l’image de Pierre Moscovici qui, au nom du « respect de la fonction » trouve le terme « voyou » « peu approprié »… Ajoutant – tout de même ! – « qu’il a eu, cet été, une offensive sécuritaire extrêmement ambiguë et limite faisant écho à des thématiques qu’on n’a pas connues depuis la Seconde guerre mondiale (…) Je ne dirais pas que c’est un voyou, mais il fait du Le Pen Light (…) la fin de son quinquennat va être sans arrêt marquée par ce type de provocation».</p>
<p>Je suis bien entendu outrée de lire (Le Monde du 6 août 2010) comment Nicolas Sarkozy a préparé l’offensive sécuritaire « L’offensive sécuritaire remonte à l’échec des régionales de mars. Toutes les trois semaines, le président organise des réunions sur le sujet »… Je ne vais pas m’étendre sur le sujet sinon pour pointer que c’est encore une fois Claude Guéant – simple secrétaire général de l’Elysée, donc absolument rien dans les instances légitimes de l’Etat ! – qui est à la manœuvre : « Claude Guéant prend les choses en main. Il prépare les propositions avec le directeur de cabinet de M. Hortefeux, Michel Bart, mais sans le ministre, notamment celles sur la déchéance de nationalité ».<br />
•	Cependant que la France et les Français vont mal, très mal, voilà à quoi l’on s’occupe à l’Elysée !<br />
De la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012… Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Les services de l’Elysée sont mis en permanence au service exclusif de la com’ de Sarko. Depuis au moins l’épisode « Prince Jean à l’Epad », la nomination contestée et contestable de François Pérol à la tête du nouveau groupe Caisse d’Epargne-Banque Populaire, le double salaire et la retraite dorée d’Henri Proglio à EDF, sans oublier la rocambolesque affaire des infidélités supposées du couple princier qui a remué non seulement le ban et l’arrière ban de l’Elysée mais aussi la police ! Le ridicule niche au sommet de l’Etat : de la rumeur sur la vie privée au complot… d’Etat ! </p>
<p>Idem pour le débat sur l’identité nationale avec les élections régionales en arrière-fond. Encore de l’électoralisme à courte vue. L’Elysée mobilisé également pour fournir les fameux « éléments de langage » contre les critiques de Ségolène Royal et Martine Aubry. Pour défendre Eric Woerth englué jusqu’au coup dans l’affaire Bettencourt et ses multiples facettes. J’en oublie forcément…</p>
<p>Une conclusion s’impose nécessairement : Nicolas Sarkozy n’est pas et n’a jamais été à la hauteur de la fonction présidentielle. Qui exigerait qu’il prenne de la hauteur – point n’est besoin de talonnettes ! – pour être, au moins sur les sujets les plus graves, le président de « tous les Français ».</p>
<p>Il est et reste le chef de meute de l’UMP et depuis le 6 mai 2007 – la réception au Fouquet’s – il a démontré à l’envi qu’il ne s’intéresse qu’à une minorité de Français : les multimilliardaires &#8211; l’affaire Bettencourt ne faisant que renforcer ce constat &#8211; et le patronat du COUAC-40 dont il défend les intérêts. Contre ceux de la majorité des Français, en maître d’ouvrage des « chantiers de la démolition sociale » qui culmineront avec la réforme des retraites.</p>
<p>Son grand oeuvre d’apprenti sorcier ! Dont il est fier comme un pou. A preuve ce petit entrefilet du Canard Enchaîné (21 juillet 2010) qui relate la présentation du projet de loi en Conseil des Ministres : « Vous vous rappellerez que vous avez participé au Conseil des Ministres qui a fait passer l’âge de la retraite de 60 à 62 ans. C’est un moment historique »… Je me suis déjà demandé souvent fois ce que l’histoire précisément retiendrait de Nicolas Sarkozy et particulièrement de son passage au sommet de l’Etat. Je doute fortement que ce soit à son avantage !</p>
<p>Il ne pouvait, dans la foulée, s’empêcher de tacler la gauche et de mentir sur les chiffres: « Il ne faut pas oublier que, du côté des socialistes, c’est très simple : la réforme des retraites qu’ils préconisent coûterait 36 milliards en impôts nouveaux »… Il est même en deçà des affirmations péremptoires de Fillon ou Woerth : « C’est 20, 30, 40 milliards d’euros de fiscalité et de cotisation en plus »… Pourquoi pas 100 milliards ? Après tout, c’est bien ce qu’ont reçu quasi gracieusement les banques &#8211; pour continuer à spéculer &#8211; et l’industrie automobile &#8211; pour continuer à licencier… Mais c’est le Figaro (18 mai 2010) qui lancera le vrai «cri du cœur» : « Retraites : Aubry veut faire payer le capital avant tout » … Le cauchemar de la droite ! Je vous fiche mon billet que nombreux parmi les possédants qui feront comme naguère André Bettencourt dans les années 68-70 quand la droite redoutait l’arrivée de la gauche au pouvoir, ainsi que le révèle Hervé Nathan sur Marianne2 (24 juin 2010) C’est un ministre du Général de Gaulle qui a planqué l’argent de Bettencourt en Suisse ! </p>
<p>Je ne méprise nullement la fonction de président de la République mais celui qui l’occupe actuellement. « Il le vaut bien » !… Une sorte d’usurpateur : élu sur un programme dont il n’a jamais respecté les promesses – sauf, comme c’est bizarre, comme c’est étrange ! Le bouclier fiscal et la baisse de la TVA des bistrotiers et restaurateurs – en chantant ad nauseam sur tous les toits et les tons : « J’ai changé »lors même qu’il n’a cessé depuis de nous apporter la preuve qu’il était exactement le reflet de ce que l’on redoutait déjà &#8211; mais en pire ! Aggravant de surcroît son cas chaque jour davantage ! Beau bilan de 3 ans de sarkozysme réel.</p>
<p>Lait d&#8217;Bleu &#8211; Blogueuse associée-Marianne2</p>
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		<title>Blanc et Joyandet : un sacrifice qui ne règle rien</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 15:38:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Siemieniecki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>

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		<description><![CDATA[En sacrifiant les pions Blanc et Joyandet pour sauver le cavalier Eric Woerth, Nicolas Sarkozy a pris le risque de voir les feux se concentrer sur son ministre du Travail, fragilisé par l'affaire Bettencourt.
Le chef de l'Etat a été contraint à cette manoeuvre par le refus du secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet d'attendre jusqu'en octobre la chute inéluctable du couperet.
"On a le sentiment que le timing a échappé à l'Elysée", soulignait lundi François Miquet-Marty, directeur de l'institut de sondages Viavoice, sur France Inter.
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En sacrifiant les pions Blanc et Joyandet pour sauver le cavalier Eric Woerth, Nicolas Sarkozy a pris le risque de voir les feux se concentrer sur son ministre du Travail, fragilisé par l&#8217;affaire Bettencourt.<br />
Le chef de l&#8217;Etat a été contraint à cette manoeuvre par le refus du secrétaire d&#8217;Etat à la Coopération Alain Joyandet d&#8217;attendre jusqu&#8217;en octobre la chute inéluctable du couperet.<br />
&laquo;&nbsp;On a le sentiment que le timing a échappé à l&#8217;Elysée&nbsp;&raquo;, soulignait lundi François Miquet-Marty, directeur de l&#8217;institut de sondages Viavoice, sur France Inter.<br />
Beaucoup dans la majorité estiment que cette double démission intervient de toute façon trop tard et que la gauche ne lâchera plus Eric Woerth, chargé de défendre la réforme des retraites, un des derniers grands chantiers du quinquennat.<br />
Alain Joyandet, &laquo;&nbsp;sarkozyste&nbsp;&raquo; historique accusé d&#8217;avoir bénéficié d&#8217;un permis de construire abusif, avait déjà été réprimandé en mars dernier pour avoir dépensé 116.500 euros pour la location d&#8217;un jet privé lors d&#8217;un voyage aux Antilles.<br />
Le secrétaire d&#8217;Etat au Développement de la région capitale, le centriste Christian Blanc, s&#8217;est vu pour sa part reprocher l&#8217;achat de 12.000 euros de cigares aux frais du contribuable.<br />
Pour ne pas avoir pris à temps la mesure de l&#8217;impact de ces affaires dans l&#8217;opinion publique, le chef de l&#8217;Etat a laissé se développer un terrain propice aux attaques contre Eric Woerth.<br />
Les accusations de conflit d&#8217;intérêts se sont déchaînées dès qu&#8217;on été révélées les liens de l&#8217;ex-ministre du Budget et de son épouse Florence avec l&#8217;héritière de L&#8217;Oréal Liliane Bettencourt, soupçonnée de fraude fiscale.<br />
Pas question cependant pour Nicolas Sarkozy de lâcher Eric Woerth qui, au-delà de ses fonctions de trésorier de l&#8217;UMP, est une pièce autrement plus importante du dispositif présidentiel.<br />
TENIR JUSQU&#8217;AU 14 JUILLET ?<br />
&laquo;&nbsp;Le but était d&#8217;essayer de donner en pâture deux noms pour éviter de sacrifier le plus important. C&#8217;est le sentiment qui domine&nbsp;&raquo;, explique une source gouvernementale.<br />
Sauf que les choses ne se sont pas tout à fait passées comme le souhaitait initialement le président de la République.<br />
&laquo;&nbsp;Certains comportements ministériels ne m&#8217;ont pas plu du tout&nbsp;&raquo;, déclarait-il mercredi dernier aux députés UMP conviés à l&#8217;Elysée. &laquo;&nbsp;J&#8217;en tirerai les conséquences sévèrement.&nbsp;&raquo;<br />
Il n&#8217;était encore question que d&#8217;un remaniement ministériel en octobre. &laquo;&nbsp;Il ne faut pas surréagir. Tout ce que je pourrais faire à chaud nous compliquerait la tâche&nbsp;&raquo;, expliquait-il.<br />
Selon des sources concordantes au gouvernement et à l&#8217;UMP, Alain Joyandet, conscient d&#8217;être visé, a cependant &laquo;&nbsp;craqué&nbsp;&raquo; et présenté sa démission dès vendredi.<br />
Elle n&#8217;a finalement été acceptée que dimanche. Le chef de l&#8217;Etat a alors décidé de se séparer en même temps de Christian Blanc, qui n&#8217;a appris son sort que quelques minutes avant le communiqué de l&#8217;Elysée annonçant leur démission.<br />
Pour François Miquet-Marty, ces départs soudains, après l&#8217;annonce d&#8217;un remaniement en octobre, donnent &laquo;&nbsp;davantage le sentiment d&#8217;une confusion que d&#8217;un planning maîtrisé&nbsp;&raquo;.<br />
La situation est-elle tenable jusqu&#8217;en octobre ?<br />
&laquo;&nbsp;On le saura le 15 juillet&nbsp;&raquo;, estime un familier des cabinets. &laquo;&nbsp;Si Woerth arrive à tenir jusqu&#8217;au 14 juillet, après les gens auront la tête ailleurs. Mais s&#8217;il y a de nouvelles révélations ou si les attaques continuent, ça sera difficile.&nbsp;&raquo;<br />
C&#8217;est précisément le 13 juillet qu&#8217;Eric Woerth doit présenter la réforme des retraites en conseil des ministres.<br />
MAUVAIS CALCUL ?<br />
Responsables de la majorité et observateurs s&#8217;interrogent sur la justesse des calculs de l&#8217;exécutif.<br />
La démission d&#8217;Alain Joyandet et Christian Blanc risque en effet d&#8217;ouvrir une brèche et prive Eric Woerth de diversions.<br />
&laquo;&nbsp;Ça contribue à concentrer les feux sur Eric Woerth et à rendre son maintien au gouvernement jusqu&#8217;au vote de la réforme des retraites de plus en plus coûteux politiquement&nbsp;&raquo;, a déclaré à Reuters Jérôme Sainte-Marie, président de l&#8217;institut Isama.<br />
Le cas Woerth, jusqu&#8217;ici &laquo;&nbsp;élément parmi d&#8217;autres&nbsp;&raquo;, va &laquo;&nbsp;devenir un élément central&nbsp;&raquo;, complète François Miquet-Marty.<br />
Une analyse que ne sont pas loin de partager des cadres de l&#8217;UMP. &laquo;&nbsp;Les petites digues Joyandet et Blanc ont sauté&nbsp;&raquo;, dit l&#8217;un. La démission des deux secrétaires d&#8217;Etat affaiblit encore Eric Woerth, estime un autre.<br />
Pour un responsable du parti majoritaire, il est illusoire de compter sur les vacances. &laquo;&nbsp;Cette année, les vacances ne sont pas comme d&#8217;habitude, parce que c&#8217;est la crise&nbsp;&raquo;, estime-t-il.<br />
Et de prédire une rentrée délicate, avec la manifestation unitaire du 7 septembre contre la réforme des retraites.<br />
&laquo;&nbsp;Si c&#8217;est un vrai succès, ça va être très compliqué, surtout si ça se fait sur des slogans anti-Woerth&nbsp;&raquo;, souligne-t-il.<br />
Pour Jérôme Sainte-Marie, la question se pose en effet : &laquo;&nbsp;Est-ce qu&#8217;Eric Woerth peut affronter des manifestations où il sera la vedette des slogans et des banderoles ?&nbsp;&raquo;<br />
Le président d&#8217;Isama diagnostique certes un &laquo;&nbsp;fond de résignation&nbsp;&raquo; chez les Français. &laquo;&nbsp;Mais la présence d&#8217;Eric Woerth peut donner de l&#8217;énergie à ceux qui n&#8217;en ont pas, à ceux qui n&#8217;en nont plus&nbsp;&raquo;, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Source REUTERS</p>
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		<title>Trains de vies…</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 07:24:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francis Vanlierde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Woerth]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour nos fidèles lecteurs de l’U.M.P. et de l’U.P.L. réunis et tous ceux nombreux à LYS lez Lannoy, Hem, Toufflers, Lannoy,Leers et environs qui voudraient soutenir Eric WOERTH « victime » à la fois de l’acharnement médiatique sur l’affaire « Bêtes en cours » (non pas l’affaire des biches du Parc Jean FERRAT ?) et du tour de vis imposé par Nicolas qui tente de laver + blanc que blanc le linge sale de ses Ministres avant d’aller se reposer au Cap Nègre… voici les coordonnées de l’association où vous pouvez adresser vos dons :]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour nos fidèles lecteurs de l’U.M.P. et de l’U.P.L. réunis et tous ceux nombreux à LYS lez Lannoy, Hem, Toufflers, Lannoy,Leers et environs qui voudraient soutenir Eric WOERTH « victime » à la fois de l’acharnement médiatique sur l’affaire « Bêtes en cours » (non pas l’affaire des biches du Parc Jean FERRAT ?) et du tour de vis imposé par Nicolas qui tente de <strong>laver + blanc que blanc le linge sale de ses Ministres </strong>avant d’aller se reposer au Cap Nègre… voici les coordonnées de l’association où vous pouvez adresser vos dons :</p>
<p style="text-align: center;">ASSOCIATION DE SOUTIEN A L’ACTION D’ERIC WOERTH (ASAEW)<br />
Siège social : 2 rue Odent 60300 SENLIS<br />
Déclarée en Préfecture de l’Oise le  1<sup>er</sup> Octobre 2007<br />
N° de parution 20070041 identification : R.N.A. W 604001830</p>
<p style="text-align: justify;">Cette association dont l’objet est : « Soutien à l’action politique d’Eric Woerth » ne venant pas à priori en secours aux plus démunis et de ce fait ne pouvant rivaliser avec, par exemple,  la Fondation de LILLE, Eric WOERTH et son épouse comptent beaucoup sur leurs vrais amis qui veulent ensemble refaire le monde avec <em> » une France comme ils l’aiment »</em> :</p>
<p style="text-align: justify;">Karchérisée, à la botte des financiers, sécurisée  avec des caméras et des radars partout mais en contrepartie, moins d’enseignants, moins de personnels dans les hôpitaux et moins de policiers nationaux………..</p>
<p style="text-align: justify;">Bastruc</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les maux bleus</title>
		<link>http://www.pslys.fr/les-maux-bleus</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 07:04:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francis Vanlierde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>

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		<description><![CDATA[Je te dirais les maux bleus ….. Les mots de footeux malheureux Et ainsi ta retraite fieux Passera à la trappe bien mieux Dans un monde silencieux Aux vrais problèmes miséreux A l’image d’un Président véreux Qui voulait « karcheriser » le pays Pour condamner les incendies Je radote forcément depuis peu, Mis au rancart, comme un<br /><span class="excerpt_more"><a href="http://www.pslys.fr/les-maux-bleus">[continuer la lecture...]</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Je te dirais les maux bleus …..<br />
Les mots de footeux malheureux<br />
Et ainsi ta retraite fieux<br />
Passera à la trappe bien mieux<br />
Dans un monde silencieux<br />
Aux vrais problèmes miséreux<br />
A l’image d’un Président véreux<br />
Qui voulait « karcheriser » le pays<br />
Pour condamner les incendies<br />
Je radote forcément depuis peu,<br />
Mis au rancart, comme un vieux<br />
Et je braille comme les gueux<br />
Pour faire taire tous ceux<br />
Qui nous prennent pour des bœufs</p>
<p style="text-align: center;">Je te dirais les mots bleus<br />
Mais pas ceux de Christophe<br />
Ecris bien avant les catastrophes…<br />
Ceux encore trop peu nombreux<br />
Consommateurs aveugles et peureux<br />
Pour exprimer hors saison des vœux<br />
En quelques strophes</p>
<p style="text-align: center;">Je te dirais mes maux bleus<br />
Ceux d’un homme malheureux<br />
Qui écrirait à ses aïeux :<br />
Pardon de donner à nos enfants<br />
Si peu de ce que vous m’aviez légué<br />
J’ai sans doute été trop gourmand<br />
J’ai perdu le sens commun dans cette société<br />
Où  l’emporte l’individualisme<br />
Et le culte du mutisme<br />
Par rejet du collectivisme<br />
Assimilé au communisme<br />
Comme si la vie devait se résumer à une boulimie<br />
Froide, égoïste, d’un univers de fric<br />
D’un piètre spectacle de cirque !</p>
]]></content:encoded>
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