Lettre à ces socialistes qui nous désespèrent
9 juin 2009 | Par Admin PS Lys | Catégorie: Points de vuePeut-être est-il trop tard, et cette lettre inutile. Je vous ai écoutés depuis dimanche soir : les mêmes mots désolés, les mêmes phrases d’attrition, le même lamento qu’aux soirs de vos échecs de 2002 et de 2007 – ces élections présidentielles supposées imperdables. Mots vides, phrases creuses, refrains artificiels auxquels, depuis le temps, nous ne pouvons plus croire. Car sans doute les retrouverait-on, identiques, aux soirs de vos cinglants revers législatifs de 1986 et de 1993. C’est une vieille manie : les soirées de défaites électorales, vous vous souvenez soudain de vos électeurs. Quand vous les perdez…
Puis vous revenez à vos affaires, sans rien changer de vos habitudes – manœuvres d’appareil, divisions intestines, rivalités personnelles. Avec la conviction tranquille qu’un retour de balancier vous assurera, de nouveau, places, postes, réseaux. Comme si vous étiez définitivement la seule alternance possible à la droite et naturellement les propriétaires des suffrages qui vont avec. Comme si vous n’aviez pas à les reconquérir. Comme s’ils vous revenaient de droit, telles des brebis égarées trouvant forcément le chemin du bercail.
Procès d’intention, direz-vous. Non, simple constat logique : si vous pensiez vraiment le contraire, vous auriez agi autrement depuis 2007, voire depuis 2002. Vous vous seriez ressaisis, vous n’auriez pas privilégié vos détestations plutôt que vos solidarités, vous ne vous seriez pas écharpés comme des chiffonniers, vous n’auriez pas truqué vos propres votes de congrès, vous n’auriez pas offert ce spectacle lamentable à Reims, vous ne vous seriez pas repliés sur vous-mêmes en ces temps d’urgence sociale et démocratique, bref vous auriez pensé à parler à celles et ceux sans lesquels vous n’êtes politiquement rien, plus rien : vos concitoyens, vos électeurs.
Quel droit ai-je à vous apostropher ainsi ? Justement, celui d’être, comme des millions d’autres Français, l’un de vos électeurs, fidèle et constant. J’ai beau parfois la juger avec sévérité, puisque confronté dans mon travail de journaliste à ses incohérences ou à ses impostures, la gauche reste ma famille, de cœur et d’esprit.
La gauche ? Sans l’idéaliser, je veux dire par là cette conviction élémentaire que, derrière tout désordre, il y a une injustice, quand conservateurs et réactionnaires choisiront l’injustice plutôt que le désordre. Or, depuis votre congrès d’Epinay en 1971, depuis la dynamique unitaire qui a suivi, depuis qu’ainsi, vous avez définitivement ravi au Parti communiste la première place, vouloir que la gauche gouverne le pays oblige à voter pour vous, par-delà la diversité des gauches françaises.
Cette responsabilité que vous revendiquez auprès de nous, nous donne donc quelques droits sur vous, et d’abord celui de vous parler franchement. Pour vous dire que les partis sont mortels, qu’aucune étiquette n’est éternelle et que les idéaux n’ont pas d’écurie assignée. Le darwinisme vaut aussi en politique : on vit, on meurt, on se transforme ou on disparaît.
Discréditée par son attitude devant la question coloniale, la SFIO aura vécu, et le Parti socialiste fut plutôt une création par agrégation et rupture que sa succession logique. De 1958 aux années 1970, l’enterrement aura duré près de quinze ans. C’est à peu près le temps qui nous sépare de la fin, en 1995, de l’interminable présidence de François Mitterrand dont, en vérité, vous ne vous êtes toujours pas remis. Et dont, peut-être, vous ne vous remettrez jamais.
Car le résultat électoral du 7 juin 2009 n’est pas un accident, mais une confirmation : celle de votre incapacité collective à vous réinventer un avenir, un projet, une vision. Contrairement aux commentaires convenus, ce n’est pas l’opposition déterminée à Nicolas Sarkozy qui a été sanctionnée dans les urnes, mais votre impuissance à incarner une opposition crédible. Abstentionnistes massifs – dont, pour l’essentiel, la jeunesse et les classes populaires – et électeurs écologistes – dont, notamment, le socle urbain et diplômé de votre électorat – ont sanctionné, par leur absence ou par leur vote, vos divisions, vos faiblesses et vos silences. L’affirmer, ce n’est aucunement diminuer le mérite des listes Europe Ecologie qui ont suscité l’adhésion par contraste avec vos manques.
L’unité des différences, l’originalité du projet, le souci du monde et le souffle de démocratie étaient en effet de leur côté, pas du vôtre. Dans un processus longuement mûri et parfaitement maîtrisé, les Verts ont suscité un rassemblement qui les dépassait, du noniste altermondialiste José Bové aux animateurs de la Fondation Hulot. Loin des vieilles recettes, leur projet européen associait le changement écologique et la protection sociale, se voulant carrément un « programme de transition entre deux mondes, entre deux modèles de développement, entre deux civilisations ».
La promotion de deux figures européennes, mariant et dépassant les nationalités, Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly, exprimait une particulière intelligence du monde, de son interdépendance, de sa complexité et de sa fragilité. Enfin, l’absence de toute préoccupation présidentielle, associée à une authentique culture parlementaire européenne, insufflait une vitalité démocratique, à l’image de la décontraction et de la simplicité du leader de la campagne.
Pendant que les écologistes travaillaient, vous vous disputiez. Non pas sur les idées, tant les divergences sont au fond minimes entre vous, mais sur les personnes. En 2006, dans un livre d’entretiens, je me souviens avoir opposé à votre premier secrétaire d’alors, François Hollande, cette réflexion de Pierre Mendès France : « Choisir un homme sur la seule base de son talent, de ses mérites, de son prestige (ou de son habileté électorale), c’est une abdication de la part du peuple, une renonciation à commander et à contrôler lui-même, c’est une régression par rapport à une évolution que toute l’histoire nous a appris à considérer comme un progrès. »
A trois ans de distance, sa réponse ferait sourire si ce n’était pas pitié : « L’essentiel, c’est le projet politique, et cette leçon-là demeure. Les personnalités comptent, mais ne nous laissons pas emporter par la compétition des personnes. [...] C’est le projet, c’est le contrat, c’est la politique qui crée la dynamique. C’est le collectif qui porte l’individuel. » Vous avez toujours produit d’excellents commentateurs de notre vie politique. Ils ne font pas forcément ses meilleurs rénovateurs.
La sanction électorale dont vous faites l’objet vient de loin. Elle frappe de longues fainéantises et d’anciens renoncements. J’en dénombre au moins quatre. Le présidentialisme d’abord, cette gangrène qui dévitalise la démocratie française : héritiers de François Mitterrand, qui en accrut les travers à rebours de ses engagements, vous n’avez pas su inventer un projet politique qui refonde notre démocratie en limitant, en contrôlant et en équilibrant ce pouvoir exécutif dominateur.
Pis, vous avez même accéléré, sans en débattre publiquement, cette présidentialisation de notre vie publique, dont profite l’actuel pouvoir, en associant le passage au quinquennat et l’inversion du calendrier électoral. Toutes générations confondues, vous êtes ainsi devenus un parti de professionnels, où l’individualisme carriériste l’emporte sur la fraternité militante. A tel point que, dans un paradoxe audacieux, les plus rénovateurs d’entre vous ne voient d’autre moyen de sortir de l’impasse que de trancher au plus vite cet enjeu présidentiel en contournant votre propre parti par des primaires ouvertes à toute la gauche.
Cette campagne européenne l’a prouvé au-delà du raisonnable : votre deuxième renoncement concerne rien de moins que le monde qui nous entoure. En théorie porteur, depuis l’origine, de valeurs et principes universalisables, sans passeports ni frontières, le socialisme est supposé unir l’intelligence internationale au projet national. De fait, l’Europe fut, dans les années 1980, votre affaire avec Jacques Delors, tout comme ce sont deux des vôtres qui dirigent aujourd’hui le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce.
Or c’est tout le problème, que révèle au grand jour l’actuelle crise économique et qui fut au moteur de votre propre schisme lors du référendum européen de 2005 : vous avez accompagné la financiarisation et la bureaucratisation de l’Europe, plutôt qu’incarné sa dynamique démocratique et sociale. L’incapacité des socialistes européens à porter une stratégie, claire et cohérente, de changement lors de ce rendez-vous électoral alors même que le capitalisme traverse une crise historique portait l’échec dans les urnes comme la nuée annonce l’orage.
Troisièmement, vous avez oublié d’être vous-mêmes. D’ordinaire, la droite ne masque pas les intérêts particuliers qu’elle défend : elle les assume, les revendique, les illustre par ses choix économiques, sociaux, fiscaux, sociétaux, etc. Et, sur ce registre, le pouvoir actuel se dissimule moins que d’autres, assumant sans vergogne un mélange sans pareil des intérêts privés et des responsabilités publiques.
Or, à force de vous identifier à l’Etat par un effet insidieux de ce présidentialisme qui vous éloigne de votre base, vous finissez par oublier les intérêts sociaux qui vous légitiment. Etre socialiste, ce devrait signifier porter sans complexe les voix de ceux que l’on entend le moins, qui décident le moins, qui comptent le moins – des ouvriers, des employés, des travailleurs, des salariés. Des classes populaires en somme. De ceux qui subissent le partage inégal des richesses inhérent à l’ordre économique actuel.
Or, il y a à peine un an, révisant votre déclaration de principes, vous en avez ôté la simple mention sous forme de constat que les classes sociales existent, comme si cette affirmation que la politique est aussi l’affrontement d’intérêts sociaux divergents vous semblait dépassée. Pis encore, quand le peuple guadeloupéen a donné l’exemple d’une riposte inventive et fédératrice à la crise, par la mobilisation la plus large et la plus déterminée, vous avez paru prendre peur, redoutant une contagion soudaine en France plutôt que de citer en exemple Liyannaj kont pwofitasyon. Qui ne voit pourtant, dans les entreprises comme dans les universités, les unes mobilisées dans la dispersion, les autres épuisées par leur solitude, qu’une dynamique rassembleuse, faisant front contre des politiques injustes et régressives, aurait insufflé de l’espoir, l’envie de résister et d’inventer, plutôt que le découragement qui, aujourd’hui, rôde?
Mais vous ne vous êtes pas seulement éloignés de votre base sociale ; vous avez plus largement ignoré la société civile, sa vitalité associative, son bouillonnement intellectuel, son expertise militante. Quand, enfin, vous vous mettez à réfléchir, colloquer et discuter, voici qu’on retrouve les mêmes figures intellectuelles ou médiatiques qui encombrent les allées gouvernantes depuis bientôt trente ans. Vous ne prenez aucun risque, préférant rester en terrain connu et usé.
C’est votre quatrième renoncement, et peut-être le plus sourdement inquiétant : non seulement vous ne travaillez pas assez votre culture générale, mais surtout vous ne dialoguez plus avec le monde du savoir, vous n’affrontez pas l’audace des idées, vous n’écoutez pas avec humilité ce qu’auraient à vous dire tous ces historiens, sociologues, économistes, mathématiciens, physiciens, biologistes, etc., scientifiques authentiques qui fréquentent laboratoires et bibliothèques plutôt que les allées du pouvoir et de la notoriété.
Il est, de ce point de vue, un souvenir pas si lointain dont l’ironie amère vous accable : Eric Besson, le symbole même du transfuge sans principes, traître à ses électeurs comme à ses convictions, était jusqu’au tout début de 2007 votre secrétaire national aux études. Désormais numéro deux de l’UMP et ministre de l’identité nationale, ce converti zélé au sarkozysme, dont la dérive n’est sans doute pas achevée, était donc officiellement chargé de vos réflexions, pensées et analyses – c’est tout dire.
Depuis sa survenue, vous faites semblant de traiter l’ouverture, ce débauchage humiliant sans autre loi que l’avidité ou la lassitude, comme un épiphénomène. Ce ne serait, à vous croire, que trajectoires individuelles, quand leur somme nous dit le contraire : aucune de vos sensibilités, aucune de vos histoires, aucun de vos courants n’est épargné. De la mitterrandie à la deuxième gauche, de Jacques Delors à Lionel Jospin, de Michel Rocard à François Hollande, sans oublier SOS Racisme, aucun territoire socialiste n’a su résister en bloc à l’érosion sarkozyste – et ce n’est probablement pas fini.
Ce n’est pas seulement affaire de morale politique, bien que la vertu républicaine soit ici malmenée, c’est aussi la note à payer des manquements déjà relevés. Il faut être équitable : ces hommes et ces femmes ont changé de camp sans y voir de rupture. Tout simplement parce que leurs dérives individuelles avaient été précédées par vos dérives collectives. Qu’il s’agisse des institutions, des banlieues, de l’islam, de la sécurité, des libertés, de l’immigration, des privatisations, de la fiscalité, de l’Union européenne, du Proche-Orient, etc., la liste est longue des glissements progressifs par lesquels le socialisme français a perdu en spécificité, en identité et en substance. Comme si vous vous étiez laissé glisser, au fil de vos épisodes gestionnaires, sans prendre la mesure des défis du monde et de l’époque.
Alors, que faire ? La réponse vous appartient, et je n’ai aucune recette en magasin. Je pressens seulement que si vous continuez comme avant, sans sursaut ni vision, vous serez perdus. Jusqu’ici, vous viviez dans le confort de vos fiefs municipaux, départementaux et régionaux. Après tout, vous pouviez digérer l’échec national si vous restiez maîtres des territoires. A un an des élections régionales, l’alarme de ces élections européennes annonce la fin de cette illusion.
Les Verts, que n’obnubile pas la présidentielle, pensent déjà aux régionales, avec la cohérence, le dynamisme et le systématisme qu’ils viennent de prouver. Et ils n’ont aucune raison de se dissoudre dans un front opportun dont vous auriez soudain le souci, après avoir joué en solitaires. Pas plus sans doute que les gauches de la gauche qui préféreront se rapprocher avant de se tourner vers vous. Hier, vous avez dominé et instrumenté la gauche plurielle, plutôt que vous ne l’avez animée et fédérée. Aujourd’hui, vous ne pouvez penser la réanimer artificiellement sur la base de votre propre faiblesse.
Vous êtes donc seuls, face à votre histoire qui est aussi la nôtre. Car ce qui vous arrive, qui nous concerne et nous inquiète, dépasse nos individualités. Un cycle plus que centenaire s’achève, sous les coups de boutoir des crises financière, économique et écologique. A la fin du XIXe siècle, dans le contexte de la première mondialisation et de la deuxième révolution industrielle, la social-démocratie fut une invention européenne, porteuse de trois réponses : l’internationalisme comme souci du monde, le parlementarisme comme projet démocratique, le prolétariat comme levier social. Toutes les familles de la gauche, quels que soient leurs fractures, déchirements et trahisons, sont issues de cette matrice dont les idéaux ont fini par ensemencer toutes nos sociétés, dans leurs pratiques sociales et leurs cultures démocratiques.
Quel en sera l’équivalent à l’heure d’une deuxième globalisation qui décentre le monde, au détriment d’une Europe occidentale qui se crut longtemps maître de sa destinée, et d’une troisième révolution industrielle, qui appelle de nouveaux droits et de nouveaux modèles, d’autres précautions et d’autres protections ?
C’est à cette question qu’il faut répondre par l’invention de nouvelles radicalités démocratiques, sociales et écologiques. Ne manquant pas de penseurs visionnaires, de René Dumont hier jusqu’à Edgar Morin aujourd’hui, les écologistes français s’y attachent avec persévérance hors des sentiers battus. Certaines gauches alternatives aussi, ébranlant les anciens héritages étatiques et les vieux dogmes productivistes, dans une fidélité à une critique libertaire du capitalisme confortée et rajeunie par la crise.
Et c’est aussi ce défi, largement intellectuel avant de se traduire en pratique politique, que l’on retrouve dans la longue marche de Barack Obama, pavée de livres et de discours qui réfléchissent pour agir, qui embrassent large et visent loin. Avant un programme catégoriel, c’est une vision qu’il nous faut où l’espérance de changement se ressource dans l’inquiétude des périls. En somme, un horizon vers lequel avancer. Hélas, rien de tel, pour l’heure, de votre côté.
Oui, hélas, car le temps presse. Jamais les idéaux portés par la gauche n’ont eu autant de pertinence face à la débâcle d’un système injuste, inefficace et destructeur. Et, pourtant, dans presque toute l’Europe, la gauche recule, les conservateurs progressent et l’extrême droite augmente. Quant à la France, l’actuel pouvoir y serait déjà clairement minoritaire, discrédité par ses excès de démagogie et ses abus de pouvoir, s’il n’avait pas, en face de lui, l’opposition la moins inventive, la moins déterminée et la moins rassemblée qui soit. Et c’est un peu, voire beaucoup par votre faute.
Ma sévérité est à la mesure de mon attente. Je ne crois pas à la politique du pire. Les crises ne sont pas forcément salvatrices. Elles peuvent accoucher aussi bien de régressions terribles, avec l’installation durable de pouvoirs orwelliens mâtinés de télé-réalité, répétant sans cesse à des peuples anesthésiés et désinformés : ayez peur, ayez bien peur, ayez surtout peur, et laissez-moi m’occuper tout seul du reste. De tout le reste. Et, par-dessus tout, de l’argent et de la puissance, ces deux adversaires éternels de l’espérance progressiste. C’est ce cauchemar qu’il nous faut faire fuir, tous ensemble.
Merci de m’avoir lu jusqu’à la fin. Merci, peut-être, de me répondre. Merci, surtout, d’en tenir compte, qui sait ?
Edwy Plenel
Ce qui est fou c’est cette facheuse tendance que nous avons à reconnaitre la pertinence d’ un article que si il est porté par quelqu’ un qui a droit au chapitre.
Visiter les différentes productions de nos camarades militants de base vous y retrouverez à queques nuances près ce qui est dénoncé par PLENEL.
La force de l’ article réside surtout dans la qualité de l’ argumentaire.
J’ose à espérer qu’ il nous permettra d’ aborder en toute franchise les sujets de fond .
Ndiaye
Excellent billet d’un homme exceptionnel et si lucide.
Merci de l’avoir publier.
que dire d’autre ?
Oui, les électeurs qui veulent nous faire confiance au niveau national pour répondre par une proposition crédible à chaque injustice, à chaque désordre, à chaque victoire du marché sur l’humain ou de la « fatalité de la compétition » sur le « vivre-ensemble », ont le droit d’être exigeants et sincères à notre égard. Ce post est bienvenu et heureux sur ce site. Allons-y : Faisons de la politique, réinventons nos projets comme nous le faisons, en plus de les concrétiser pas à pas, à Lys-lez-Lannoy.
Merci à Bernard SIEMIENIECKI d’avoir fait paraitre cet article émanant de Médiapart.
Merci aux camarades de la section depuis des mois et des années de tenir avec sincérité le cap de nos convictions (pas si mauvaises que ça).
Merci à l’équipe municipale qui n’a pas attendu la « vague verte européenne » du 7 juin 2009 pour mettre en place dès son arrivée en 2008 le développement durable au coeur de ses préoccupations lyssoises.
Dois-je rappeler le peu d’engouement à Agora sur ce thème pour épauler notre benjamine Aurélie CAPLIER et son équipe lors de la première conférence ? Avions-nous le tort d’être dans le vrai trop tôt ? Nous le verrons bientôt puisque du 17 au 28 JUIN prochain la campagne sur l’eau à LYS Lez Lannoy dans le cadre du développement durable se déroulera à nouveau Agora. C’est aussi ça camarades le travail de terrain !
Arrêtez de culpabiliser camarades !
Je m’interroge sur le degré de culpabilité réel du PS suite à « l’échec ? » des européennes du 07 juin 2009.
Comme si nous étions tous (militants, sympathisants,votants) responsables, encore et toujours responsables !
à ce tarif là ça sera bientôt une maladie honteuse d’être socialo ?
Arrêtez un peu. Pourquoi la responsabilité ne serait-elle pas à rechercher davantage auprès des médias qui nous bailonnent et sont constamment à nous montrer des images insidieuses comme Michel Drucker qui fait de la bicyclette à Vincennes ave son ami Nicolas Sarkozy….auprès de cette droite qui la joue « people » à mort à la télé, dans les journaux ,au ciné (avec HOME signé Eric BESSON et PINAULT) ces « maitres à penser » capitalistes dans l’âme comme Berger, Bolloré ou Bernard Arnaud……….
Combien de jeunes s’identifient au modèle de réussite qu’on leur montre d’un fils à papa (Sarko) qui fait de la politique à Neuilly ou Rachida Dati (la fille du bédouin qui suit nuit et jour cette caravane…) incarnant LA réussite du « tout est possible/ quand l’Europe le veut l’Europe le peut » pendant que l’on endort chaque jour davantage les consommateurs gogos qui continuent de rêver: à quoi daigner lire, apprendre, éveiller sa curiosité et écouter ces partis opposés et trop nombreux qui veulent s’octroyer nos voix lors d’une élection ?
Pourquoi Michèle et Barack Obama fascinent le monde ? parce qu’ils passent bien, parce qu’ils sourient, qu’ils ont la « niaque » et sont matraqués par les flashes des photographes à longueur de temps, que les caméras de télévisions sont vissées à leurs baskets…..
Pourquoi en Italie Berlusconi se pose en « vieux beau riche » obsébé du sexe et que ça marche toujours à fond pour lui ?
Parce que l’italien moyen est porté (c’est connu) sur « la chose » et qu’au fond de son lit ou dans l’isoloir c’est vers ce transfert d’image de lui-même qu’il se tourne.
Alors Nicolas et sa « 1ere dame de France » ont encore de beaux jours devant eux : plus tu es immoral, vicelard, méprisant, choquant…plus ça marche !!!
Oui, il faut changer au PS : Il faut un mec ou une gonzesse (peu importe quelqu’un de bisexué fera aussi l’affaire et surtout l’unanimité sans necessairement passer par un congrès) mais qui incarne impérativement : la beauté, la fraîcheur, la réussite « bling bling » qui caractèrise notre époque , les amis (eux aussi forcément jeunes et beaux) provocateur et un brin indécent…même s’il est con comme un balai ça entrainera les foules….car oui le monde a changé !
Si Coluche était encore là peut-être pourrait-il nous éclairer un peu sur une autre façon d’être ?
Nous sommes dans une société d’assistés, de combinards, d’avoir des relais et des coups de pistons pour y arriver, de calculs malsains, de trahisons et de lâcheté……..Aussi tant que nous ne serons pas capables d’avoir « une vitrine alléchante de réussites » qui incarneraient la réussite à gauche tous les messages et les analyses aussi pertinents soient -ils ne passeront plus !
à quand un casting au PS (genre star’ac ou nouvelle star) pour recruter cette beauté comme tête de liste ?
et redevenir « présentable au public » …et « présidentiable » ?
Francis ton analyse quoi que politiquement incorrecte me parais malheureusement très pertinente « sauf sur la définition de l’italien, un peu excessive ils sont beaucoup moins portés sur la chose qu’ils le disent»
Serge.
Oyez oyez Francisco au bal masqué oyez oyez
Ces quelques gauloiseries ne seraient que rigolotes si les élections récentes n’avaient pas eu ces résultats là. N’empêche que la droite , plus justement devrais je parler de ses résultats aux élections européennes, a monté dans presque tous les pays , que les démocrates sociaux soient dans l’opposition ou au pouvoir.
Même si Francisco a raison et tourne au dérisoire le politique (en tant que personne), oui c’est un constat l’image est devenue plus importante que les faits et les actions.
Dans notre pays le constat est affligeant : un taux d’absention record !! et deuxième constat le PS semble ne plus être ressenti comme un parti de gouvernement.
Oui nous avons des personnalités très compétentes qui gèrent leur communes (Nantes, Lille , Lyon, Paris , des communautés urbaines, des régions et des départements ) de manière reconnue ausi souvent par la droite (en coulisse bien sûr). Le PS regorge de talents. Trop ?
Au delà de l’image médiatique, pourquoi un tel gâchis de compétences ? Probablement parce que les idées sont mises au placard du consensuel mou.
Comme le dit Emmanuel Walls ! Avons nous exprimé clairement notre position sur l’entrée de la Turquie ? (exemple) NON
Avons nous énoncer un projet clair et compréhensible pour l’Europe ? NON
Prenons la position du PS par rapport à cette fameuse loi HADOPI, certes anticonstitutionelle et quelque part liberticide. Que propose le PS pour défendre l’intérêt des auteurs ? En tant que citoyens qui paie des impôts j’ai une crainte que la liberté de piller s’achète par une taxe de plus (déjà pour supports de stockage)
Alors, oui le PS devrait changer de peau , voire , et je reprends encore les propos d’Emmanuel Walls recréer un nouveau parti !
A force d’entendre parle de « REFONDATION », je commence à croire que les fondations du PS ont mal vieillies.
LE RPR est devenu UMP. Sarkozy est devenu Président.
OSER le faire aussi, sinon je crains que le PS suive la route prise depuis deux décades par le PC. Gérer les échelons locaux avec compétence, ne plus apparaître crédible au niveau national et puis d’années en années perdre aussi les échelons locaux petit à petit quand les figures de prou quitteront la politique pour une juste retraite. Bien sûr ce scénario catastrophe est à moyen et long terme. Et si malheureusement tel était le cas, et si nous ne regardions que le bout de notre nez et plus l’horizon ?
Le parti écologique fait quasiment jeu égal alors que c’est un attelage hétéroclite mais mené de manière brillante par un Cohn bendite qui occupe l’espace, qui provoque les autres.
Souvenez vous de Coluche en son temps quand pour il avait annonçé sa candidature à la présidence de la République : quel pourcentage dans les sondages ? Et notre Président d’alors de s’inquiéter.
Oui Francisco , il nous manque un tribun pour occuper la tribune et une Bimbo copine du tribun pour la presse-poubelle ( on peut inverser les sexes et vice versa).
Les électeurs veulent du nouveau, alors mes propos vont être provocateurs : Cette année le premier noir , Président des Etats unis; alors nous en France le premier homosexuel Président(e) de la France.
Sachant que je considère toujours que la sphère du privé ne doit pas entrer en compte dans la sphère publique . Je sais cela n’est pas pragmatique.
Je tiens à m’excuser de mon langage un peu « direct » et cru qui peut parfois choquer les lecteurs de notre site (de + en + nombreux) mais si je le fais c’est pour réveiller les lecteurs et donner l’expression la plus large à tous.
Je suis heureux que « Steph » intervient désormais de façon beaucoup plus constructive dans le débat et même s’il qualifie mes propos de gauloiseries, je revendique le rôle de « tribun de cette tribune » .
Je profite de celle ci pour dire toute ma satisfaction de lire dans le « clic-clac » de Nord éclair de ce vendredi 12 juin 2009 un papier d’un lyssois qui revient sur la position de CHABASSE dans expression libre !
Alors…….,vous suivez ou quoi ?????
C’est quoi qui se passe mes camarades à Hénin ?
Eclairez-moi s’il vous plait…l ‘U.G.C. pour moi jusqu’à aujourd’hui c’était : du cinéma !
Et voila que l’ UGC (Union Gauche Centre à Hénin) c’est devenu….. la « dernière séance » ???
Mon Cher Francis,
Bien sur que tes propos sont quelquefois, comment dire,… »imagés »!!!!!!!
Mais en tout cas, ils font « débat » et c’est bien là le principal.
Cela permet de débusquer ceux d’en face d’une part, et d’autre part de titiller les nôtres.
Alors à très bientôt sur le site à lire tes commentaires si « personnels »
Et tu sais que tu peux compter sur mon soutien et mes encouragements.